Eugène Fourmestraux

Résumé

Eugène Fourmestraux L'instruction publique en Algérie… (1880)

Aussi, pour tous les musulmans, apprendre à lire, c'est apprendre à déchiffrer le Coran; apprendre à écrire, c'est retracer les caractères du livre sacré. Le Coran est la base même de l'enseignement primaire, de même qu'il devient plus tard le texte des leçons pour l'instruction secondaire et le but des hautes études.
Dans tous les pays musulmans, c'est une règle générale, à peu près absolue, qu'à côté de chaque mosquée ou de chaque chapelle, il y ait une école; mais le culte, pas plus que l'instruction publique, n'avait ni budget ni subvention spéciale alloués par l'État.
Source : Gallica

Eugène Fourmestraux L'instruction publique en Algérie… (1880)

Les enfants les plus jeunes apprenaient par coeur les formules des articles de foi, les prières, les pratiques extérieures du culte, et enfin les préceptes de la religion.
Tous les enfants passaient indistinctement dans les écoles, entre 6 et 10 ans, sans établir de distinction de classes ; les plus pauvres n'y recevaient que les éléments de l'instruction religieuse, afin d'entrer plus tôt en apprentissage pour un métier ; ceux qui appartenaient à des familles aisées pouvaient fréquenter l'école plus longtemps, et apprendre à lire, à écrire, et à réciter tout le Coran.
Source : Gallica

Eugène Fourmestraux L'instruction publique en Algérie… (1880)

Les écoles arabes-françaises nous paraissent destinées, en dehors de l'enseignement qui s'y donne, à exercer une influence décisive pour la civilisation des indigènes, car les musulmans ne peuvent tarder à se dépouiller des préjugés absurdes qui leur font regarder l'instruction donnée par des chrétiens comme une hérésie, et l'étude d'une langue étrangère comme une violation de leurs traditions nationales et religieuses.
Source : Gallica

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