Résumé

Collectif Revue pédagogique, premier semestre 1891

Pour rapprocher l’Arabe de nous, l’amener à notre civilisation, il faut tout d’abord le sortir de l’oisiveté et de la misère. Indolent et contemplatif par nature, paresseux par impuissance, par le sentiment d’une fatalité plus forte que lui, incapable d’initiative, fermé à nos théories, mais en même temps sensible à l’intérêt positif, avide du gain de chaque jour, souple et de bon vouloir, quand on lui présente le travail sous la forme d’une tâche toute tracée, il l’accepte avec empressement, s’y attache, s’efforce de le bien accomplir. Le métier d’ailleurs est chez lui honoré
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Collectif Revue pédagogique, premier semestre 1891

D’abord professeur libre à Paris, M. Defodon avait complété son expérience de l’enseignement primaire comme professeur à l’école normale de la Seine, dont les anciens élèves sont venus rendre à sa mémoire un touchant hommage le jour de ses obsèques. Plus tard, bibliothécaire au Musée pédagogique, il s’était familiarisé avec les méthodes d’éducation les plus diverses, les étudiant, les jugeant et y puisant avec tact et discernement ce qui lui paraissait le mieux convenir aux besoins de notre temps et de notre pays.
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Collectif Revue pédagogique, premier semestre 1891

Dans un pays où les ressources sont éparses et localisées, au lieu d’envoyer tout fait à l’instituteur le plan de la réalisation, demandons-le lui à lui-même, sauf modifications et contrôle. Ses propres objections, souvent fondées, car il connaît mieux que personne les ressources du milieu, se trouveront ainsi écartées d’avance. En outre, par cette mesure, nous excitons son zèle, nous engageons sa responsabilité, nous intéressons sa carrière même au succès. L’instituteur en définitive est notre cheville ouvrière.
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