Résumé

Portrait de Maurice Talmeyr Maurice Talmeyr Les Femmes qui enseignent

L’institutrice proprement dite n’est pas le professeur, et le professeur n’entend pas être pris pour une institutrice. De même, la répétitrice n’est pas la chargée de cours, la chargée de cours n’est pas la maîtresse en titre, et nous trouvons même encore, outre tout cela, la chargée de classe, la déléguée, l’adjointe-stagiaire, la maîtresse-auxiliaire, la suppléante... C’est la variété poussée jusqu’au chaos, et la même variété et le même chaos se reproduisent dans la nature et les dénominations des examens, concours, certificats, diplômes de toutes catégories.
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Où le brevet, même supérieur, se demande-t-on quelquefois avec ironie, mène-t-il aujourd’hui une femme ? Où n’échoue-t-elle pas avec ? Dans quelles carrières excentriques ne lui arrive-t-il pas de tomber en prenant le chemin de l’enseignement ? Ce sont là des questions auxquelles l’histoire du Jardin de Paris, à ce qu’on assure, ne répondrait pas toujours avec trop d’invraisemblance. L’enseignement séduit beaucoup les jeunes filles, mais ne leur donnerait qu’assez rarement ce qu’elles y cherchent.
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II J’ai visité l’Ecole normale de Sèvres, et nous entrons là dans une élite, dans une catégorie féminine du monde enseignant tout à fait exceptionnelle et restreinte, celle des professeurs. Le professeur a dépassé le brevet supérieur, est monté encore dans la hiérarchie, et se trouve apte à l’enseignement secondaire dans les lycées et les collèges de jeunes filles. Il ne se présente, chaque année, et pour toute la France, qu’une centaine de concurrentes aux certificats d’aptitude à cet enseignement, et l’on n’en reçoit qu’une vingtaine.
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