Résumé

Ch. d’Henriet L’Enseignement populaire des arts du dessin en Angleterre et France

Une habile direction empêchera seule des hommes de bonne volonté incapables encore de discernement dans les choses d’art d’user leur temps et de perdre leur peine, de s’attarder à des détails mesquins, puérils, qui n’exercent ni le regard ni la main et n’exigent d’autre vertu que la patience. Une méthode rigoureuse et rapide est indispensable, si l’on veut apprendre le dessin à des hommes dont on ne peut exiger de grands efforts, et qui viennent s’asseoir sur les bancs d’une école aux heures du soir, leur journée finie. On l’a très bien compris en Angleterre.
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Ch. d’Henriet L’Enseignement populaire des arts du dessin en Angleterre et France

On travaille à combler cette lacune, et bientôt sans doute les modèles ne manqueront pas. Ce qui manquera longtemps encore, ce sont les ressources pour en faire l’acquisition, l’intelligence des services qu’on peut tirer du dessin, le goût et le souci de ces sortes de choses. À ce sujet, l’esprit n’est point éveillé dans les campagnes ; il s’éveillera à mesure que la lumière se fera sur d’autres points, à coup sûr plus essentiels. Nous avons tant à créer en matière d’enseignement, qu’il est difficile de préciser de quel côté l’urgence est la plus grande.
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Ch. d’Henriet L’Enseignement populaire des arts du dessin en Angleterre et France

Ce n’est qu’avec le temps et l’étude que l’artiste et l’artisan acquièrent la certitude et la légèreté de la main. La légèreté sans la science ne produit guère qu’une certaine redondance de formes au moins aussi désagréable pour les yeux que la pesanteur. Quant aux paysages, nous avouons, pour faire bonne justice, qu’ils étaient aussi mauvais en général que ce qu’il y a de plus médiocre dans nos écoles, et que l’enseignement sous ce rapport nous paraît d’une faiblesse qui a peu d’excuses.
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