Résumé

Portrait de Henri Delaborde Henri Delaborde L’Enseignement du dessin en France en 1871

Pourquoi s’y prendrait-on en matière d’enseignement du dessin autrement qu’on ne procède dans le domaine de l’éducation littéraire ? Si l’on met entre les mains des élèves de nos lycées les grands monumens de la littérature antique, c’est apparemment qu’on suppose ceux-ci à la portée même des plus jeunes intelligences, c’est qu’on juge avec raison que l’apprentissage de la pensée ne saurait être commencé en trop bon lieu, et qu’il n’est jamais trop tôt pour provoquer chez ceux qui sont appelés à devenir des hommes l’essor des idées viriles.
Source : Wikisource

Portrait de Henri Delaborde Henri Delaborde L’Enseignement du dessin en France en 1871

On sent trop souvent dans ces travaux de l’art industriel que le dessin, qui devait en être la condition fondamentale et l’inspiration raisonnée, ne sert guère qu’à en enjoliver les surfaces, que l’ambition comme la science chez ceux qui les ont exécutés ne dépassent pas la sphère du caprice ou des procédés de fabrication rapides, et que, faute d’avoir appris de bonne heure à se munir du nécessaire, l’esprit d’invention, rusant avec lui-même, se résout en dextérité superflue.
Source : Wikisource

Portrait de Henri Delaborde Henri Delaborde L’Enseignement du dessin en France en 1871

Demandez à l’élève réputé le plus fort en dessin de son collège, à celui qui aura remporté tous les prix, demandez-lui de copier, non plus un modèle dédié à la gloire du « crayon manié, » mais un objet réel, si peu compliquées qu’en soient les formes, il se trouvera en face de ces formes, muettes pour ainsi dire, aussi empêché, aussi dépourvu, qu’il se sentait sur de la réussite lorsqu’il n’avait à s’approprier que l’éloquence mensongère de la pratique et les bavardages du procédé.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature