Résumé

Portrait de Prosper Mérimée Prosper Mérimée De l’État des Beaux-Arts en Angleterre en 1857

On vit en France dans une atmosphère d’art; il n’y a guère de ville qui n’ait son école de dessin, son musée, son église ornée de tableaux; les lithographies, les statuettes, courent les rues. A moins de fermer les yeux en marchant, il est difficile de ne pas retenir quelque chose de ce qu’on voit. Sans doute un pareil enseignement est en réalité fort insuffisant, mais il prépare à une étude plus sérieuse, il en donne le goût.
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Portrait de Prosper Mérimée Prosper Mérimée De l’État des Beaux-Arts en Angleterre en 1857

Dans mon opinion, l’artiste qui rend le plus grand service à l’industrie est celui qui raisonne le plus juste et qui a le plus d’imagination. Le raisonnement le conduit à trouver des choses utiles, à satisfaire des besoins reconnus, à en créer même, et peut-être encore à plaire à ses contemporains. L’imagination lui fournit les moyens de se concilier la faveur du despote qui règne sur l’industrie, c’est-à-dire la mode, bien plus, de le diriger. Or on ne donne pas de l’imagination, et il n’y a pas de professeur qui l’enseigne.
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Portrait de Prosper Mérimée Prosper Mérimée De l’État des Beaux-Arts en Angleterre en 1857

Quelque chose restera de leur levée de boucliers qui vaudra peut-être encore mieux que leurs œuvres, c’est la rénovation du système d’études en Angleterre. Le dessin, très longtemps négligé, est remis en honneur, et dès lors il va donner une base solide à l’éducation. Sans doute il n’est aucun système qui puisse former de grands artistes : leur apparition est toujours un accident; mais il est d’une haute importance qu’un système faux ne soit pas établi a priori pour détourner de la bonne voie ceux qui sont appelés par leur vocation à la parcourir avec gloire.
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