Résumé

Portrait de Joseph Guichard Joseph Guichard Les Doctrines de M. Gustave Courbet… (1862)

Un objet abstrait, non visible, non existant, n'est pas du domaine de la peinture.
L'imagination dans l'art consiste à savoir trouver l'expression la plus complète d'une chose existante, mais jamais à supposer ou à créer cette chose même.
Le beau est dans la nature, et se rencontre dans la réalité sous les formes les plus diverses. Dès qu'on l'y trouve, il appartient à l'art, ou plutôt à l'artiste qui sait l'y voir. Dès que le beau est réel et visible, il en a luimême son expression artistique. Mais l'artiste n'a pas le droit d'amplifier cette expression.
Source : Gallica

Portrait de Joseph Guichard Joseph Guichard Les Doctrines de M. Gustave Courbet… (1862)

Je ne puis donc pas avoir la prétention d'ouvrir une école, de former des élèves, d'enseigner telle ou telle tradition partielle de l'art. Je ne puis qu'expliquer à des artistes, qui seraient mes collaborateurs et non mes élèves, la méthode par laquelle, selon moi, on devient peintre, par laquelle j'ai tâché moi-même de le devenir dès mon début, en laissant à chacun l'entière direction de son individualité, la pleine liberté de son expression propre dans l'application de cette méthode.
Source : Gallica

Portrait de Joseph Guichard Joseph Guichard Les Doctrines de M. Gustave Courbet… (1862)

Alors, l'axiome de Bacon, que « l'art est l'homme ajouté à la nature », devient d'une vérité saisissante, puisque dans cet exemple : D'un côté, se voient la puissance des attaches, la splendeur des muscles, le suave et le fini des superficies, toutes beautés fournies par la nature, et que, de l'autre, la symétrie architecturale, l'harmonie parfaite des convenances, le grand dans l'unité, création d'une pensée abstraite, ajoutent la conception de l'homme à l'œuvre naturelle.
Source : Gallica

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