Résumé

Ch. d’Henriet Les Écoles des beaux-arts en Europe

Jamais on n’a vu plus d’artistes rompus à la pratique de leur métier ; ce qui manque le plus à notre école en général, c’est la vigueur de conception, l’audace qui sied aux talens robustes. Cela tient à des causes dont l’organisation de l’École des Beaux-Arts est innocente, et à quelques-unes dont, malgré toute la bonne volonté qu’elle déploie, l’administration peut à bon droit passer pour responsable. Le tort de l’administration est de s’être habituée à tout régenter ; le tort des artistes est d’avoir fini par trouver cela naturel.
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Ch. d’Henriet Les Écoles des beaux-arts en Europe

Si nous ne pouvons opposer que peu de noms à la pléiade de la renaissance, si Léonard, Michel-Ange, Raphaël, Titien, Véronèse, Corrège, brillent toujours d’un éclat qui ne sera point effacé, il est tel de nos peintres récens qui ne le cédera sans doute à personne dans l’équitable jugement de la postérité. En sculpture, nous tenons sûrement le premier rang, et nous ne l’avons jamais perdu depuis le moment où Louis XIV, installant l’Académie de France en plein cœur de la civilisation italienne, a permis à nos sculpteurs de renouveler l’étude du beau plastique.
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Ch. d’Henriet Les Écoles des beaux-arts en Europe

Périclès savait bien que cette œuvre, qui résumait l’architecture, la sculpture et la peinture de son siècle, assurait pour longtemps aux siens une supériorité de puissance, un privilège de richesse. L’art est une source pure placée sur un plateau élevé et qui féconde en descendant par une pente naturelle toutes les productions de l’industrie. Athènes, qui n’avait ni prairies, ni forêts, ni blé, Athènes avec les profits de ses manufactures, les premières du monde, de ses ateliers, d’où sortit un peuple de statues, put nourrir 400, 000 esclaves et 50, 000 citoyens.
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