Résumé

L. Vitet De l’Enseignement des Arts du Dessin en France

Aussi l’illustre maître, le doyen de l’École des Beaux-Arts, a pu dire, presque sans hyperbole, que le dessin était l’art tout entier. Il en est bien au moins le principe et la base, il en est l’âme en même temps. Si le dessin n’est pas le maître, comme l’âme est maîtresse du corps, si son autorité fléchit, s’il n’est pas obéi, respecté, vrai souverain, sans tyrannie, mais soumettant à ses justes lois tous les caprices, y compris ceux de la couleur, que devient l’art ?
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L. Vitet De l’Enseignement des Arts du Dessin en France

ARTS DU DESSIN Tous les arts du dessin, peinture, sculpture, architecture, sont depuis quelque temps chez nous dans un état de malaise et de crise que les plus optimistes ne peuvent contester. Sous quelque drapeau qu’on se range, qu’on soit du parti du dessin, qu’on soit du camp de la couleur, qu’on tienne pour l’idéal ou pour le réalisme, chacun, à sa manière, reconnaît et confesse que l’art en France décline et s’amoindrit.
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L. Vitet De l’Enseignement des Arts du Dessin en France

Une école a-t-elle donc besoin d’indépendance ? Pourvu qu’un professeur soit libre de faire son cours, que lui faut-il de plus ? Est-ce à lui de juger comment et dans quel sens sera dirigée l’école ? Est-ce à lui de choisir, quand vient une vacance, le collègue qui lui convient le mieux ? L’autorité dont il émane ne sait-elle pas mieux que lui et le choix qu’il faut faire et la voie qu’il faut suivre ? Toute lumière ne vient-elle pas d’en haut ? Des professeurs qui délibèrent, qui s’entendent entre eux, qui règlent leurs leçons, des professeurs qui se recrutent, quel scandale !
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