Auguste Cotelle

Résumé

Auguste Cotelle Conférences de droit (1866)

Remarquons premièrement la précaution que le législateur a prise de définir ce qu'il entend par un contrat d'apprentissage. D'après les termes ci-dessus énoncés, ce n'est pas seulement un enfant mineur, mais toute personne adulte qui peut se mettre en apprentissage et apprendre la pratique d'un métier ou une profession.
Quant aux personnes chargées d'enseigner, ce ne sont pas seulement des fabricants ou des manufacturiers, mais des chefs d'ateliers ou de simples ouvriers en chambre.
Source : Gallica

Auguste Cotelle Conférences de droit (1866)

On peut dire que les obligations des apprentis sont de deux sortes : l'une qui embrasse le côté moral et l'autre le côté physique. En effet, d'après l'art. 11, l'apprenti doit à son patron fidélité, obéissance et respect. Cela se conçoit aisément, si l'on se rappelle que le patron représente un père de famille, avec les mêmes devoirs et les mêmes droits que ce dernier; il jouit donc des mêmes prérogatives.
Voilà pour le côté moral des obligations des apprentis.
Quant au côté physique, il consiste à aider, dans la mesure de leurs forces, les patrons chez qui ils travaillent
Source : Gallica

Auguste Cotelle Conférences de droit (1866)

De même, un ouvrier qui ferait pour son compte un travail pendant les journées qu'il doit à son patron, serait exposé à des demandes en dommages-intérêts.
Il y a solidarité entre eux et la loi veut de la fidélité de la part de l'ouvrier vis-à-vis du patron.
Enfin pour se convaincre de l'importance des devoirs des ouvriers à l'égard de leurs patrons, il n'y a qu'à consulter l'article 418 du Code pénal et la loi du 5 juillet 1844 sur les brevets d'invention.
Source : Gallica

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