Résumé

François Jeandeau Amélioration du sort des travailleurs… (1849)

En effet, on a cru jusqu'alors, et bien à tort, que les patrons exploitaient les ouvriers, et que là était la cause de la mauvaise condition de ces derniers. Tous les jours on revient de cette funeste erreur. On reconnaît que patrons et ouvriers sont égaux en misère. Que de larmes, que de peines épargnées , si un peu de la pratique du travail se fût mêlée aux efforts des philanthropes penseurs, pour démontrer à tous cette corrélation si intime entre le bien-être et la misère de l'un et de l'autre, qui fait que le bonheur ou la souffrance du maître rejaillit inévitablement sur ses ouvriers !
Source : Gallica

François Jeandeau Amélioration du sort des travailleurs… (1849)

Je crois vous en fournir l'occasion, en soumettant à vos délibérations un projet de décret dont le but est la suppression d'un de ces abus.
Dans l'état actuel de nos institutions, quand des contestations s'élèvent entre un maître-ouvrier et celui qui l'a fait travailler, un procès toujours long et ruineux s'engage : des experts souvent incompétents sont nommés par le tribunal ; ils tranchent la difficulté plutôt qu'ils ne jugent, et rarement dans l'intérêt du travailleur.
Source : Gallica

François Jeandeau Amélioration du sort des travailleurs… (1849)

En effet, est-il un remède plus efficace pour sauvegarder les intérêts des patrons et ouvriers, que d'empêcher l'ouvrier, de ruiner sa santé par un travail excessif, en faisant de la besogne pour deux, et le patron de spéculer sur ses ouvriers pour faire une concurrence désespérée à ses confrères ? Je ne le crois pas ; car, dès que ces derniers s'aperçoivent des moyens qu'emploie l'ambitieux patron pour faire exécuter ses marchandises à meilleur marché qu'eux, ils sont forcés, sous peine de ruine, de l'imiter
Source : Gallica

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