Résumé

Francis Lacombe De l'Organisation générale du travail… (1848)

Vous avez détruit, il y a plus de cinquante ans, les fiefs féodaux, les majorais, les propriétés de main-morte et les autres institutions foncières qui semblaient protester, par leur immobilité, contre le mouvement progressif de l'industrie et de la civilisation, et cependant, quoi que vous ayez fait par le principe de liberté absolue en matière de commerce, vous n'avez pu affranchir l'ouvrier, qui est encore dans la condition de servage. Qu'importe, en effet, au travailleur d'être indépendant vis-à-vis de la société, s'il est esclave d'un individu ?
Source : Gallica

Francis Lacombe De l'Organisation générale du travail… (1848)

Le travail, qui avait autrefois une existence corporative ou collective, n'a plus qu'une existence individuelle. Il y a bien des artisans, puisqu'il y a un peuple, mais il n'y a plus de communautés dans l'industrie.
On le sait, l'ancien monde ne reposait que sur deux bases extrêmes, le patriciat et l'esclavage, et c'est à peine si l'on apercevait un petit nombre de clients se mouvoir à travers les colonnes de cet ordre public. De même, le monde moderne repose sur deux bases opposées, la richesse et la pauvreté
Source : Gallica

Francis Lacombe De l'Organisation générale du travail… (1848)

Dieu n'efface que pour écrire, a dit un grand philosophe; aussi n'a-t-il renversé qu'un homme-roi pour sauver la société humaine, au nom de la liberté, de l'égalité, de la fraternité, c'est-à-dire pour restaurer les vrais principes sociaux qui constituent la famille universelle. Dès que ces principes auront été réalisés dans le monde par l'organisation du travail, telle que nous la désirons, les syndics élus par l'universalité des suffrages, au sein de chaque communauté, formeront le jury des travailleurs.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature