Résumé

Victor de Marcé Traité de la comptabilité publique… (1905)

Administrer, c'est agir : l'action a besoin d'avoir les coudées franches. L'indépendance est la condition de la responsabilité. La Cour des comptes ne peut donc ni par l'exercice d'un contrôle préventif empêcher l'Administration d'agir librement, ni juger l'ordonnateur qui n'est pas sorti de ses attributions pour manier des deniers publics, et s'est contenté d'engager et d'ordonnancer les dépenses qu'il a crues le plus utiles à l'Etat, dans l'exercice du mandat politique que le Parlement lui a confié, et dont le Parlement seul peut lui demander compte.
Source : Gallica

Victor de Marcé Traité de la comptabilité publique… (1905)

La comptabilité privée est donc déjà l'ensemble des règles qui s'appliquent à la préparation et au vote des budgets, à leur exécution et à leur contrôle. Sans doute le budget d'un particulier ne mérite de sa part qu'un peu de réflexion, et souvent des décisions prises au jour le jour y suppléent. Mais les personnes privées qui ont la gestion d'intérêts collectifs, les sociétés ou compagnies, ont de véritables budgets semblables à des budgets publics.
Source : Gallica

Victor de Marcé Traité de la comptabilité publique… (1905)

Notre système comptable, qui comporte une comptabilité par exercice rigoureuse, est fondé sur une séparation très marquée entre le pouvoir exécutif agissant et les Chambres contrôlantes, et sur le principe de la responsabilité des ministres devant le Parlement sans contrôle préventif exercé par une autorité distincte de l'Administration. Notre comptabilité s'occupe d'ailleurs principalement du Trésor et du budget, et, si elle comporte des comptes-matières séparés des comptes-deniers, elle n'est nullement fondée sur l'idée de l'État propriétaire et ne cherche pas à établir le bilan de l'Etat.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature