Résumé

Jules Valéry Des Contrats par correspondance… (1895)

Il est clairement impossible d'arriver jamais, à la conclusion d'un contrat par correspondance si l'on exige comme élément essentiel de sa perfection que les deux parties obtiennent une connaissance simultanée de leurs volontés respectives au moment où le lien juridique prend naissance... A quoi bon ferait-on une offre, s'il n'était pas entendu que son acceptation aura pour effet immédiat de lier les parties? Et pourquoi exigerait-on un nouveau consentement de leur part après l'acceptation pure et simple du destinataire de la lettre d'offre?
Source : Gallica

Jules Valéry Des Contrats par correspondance… (1895)

Pour déterminer les conséquences que doit entraîner l'erreur, la violence ou le dol, le juge doit consulter uniquement la loi dont il est l'interprète. Lorsqu'un particulier s'adresse à un tribunal pour lui demander de reconnaître le caractère obligatoire d'une convention, le tribunal doit rechercher si l'intention du législateur qui l'a institué est qu'une convention semblable reçoive une sanction. Peu importe que la loi de l'un des contractants ou la loi du pays où le consentement de l'un d'eux a été exprimé renferme sur le point litigieux une disposition différente.
Source : Gallica

Jules Valéry Des Contrats par correspondance… (1895)

Chaque jour, en effet, on voit des contrats conclus au moyen de lettres écrites dans des langues différentes par des personnes qui ne connaissent que la langue de leur pays. Il suffit, pour que la convention puisse se former, qu'elles aient auprès d'elles un individu capable de leur traduire leur correspondance étrangère. Les principes de notre droit n'exigent pas autre chose pour la formation des contrats consensuels que l'accord des volontés.
Source : Gallica

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