Résumé

J.-D. Ricard Droit et jurisprudence en matière de postes… (1931-1937)

Messieurs, je ne veux pas discuter ni même examiner la question de savoir si l'article 1384 du Code civil doit s'appliquer à l'Etat. Cette théorie peut être juste; elle n'a qu'un défaut, c'est qu'elle ne s'applique pas à notre question. Peu importe, en effet, que l'Etat soit responsable en thèse générale de ses actes de gestion. Ce qu'il importe ici de savoir, c'est s'il est responsable en matière téléphonique; il ne s'agit ici que de savoir si l'irresponsabilité de la loi de 1850 s'applique à notre espèce.
Source : Gallica

J.-D. Ricard Droit et jurisprudence en matière de postes… (1931-1937)

Peu importe la forme sous laquelle la correspondance se déguisé : ce qui différencie l'objet admis à la taxe réduite de celui qui doit supporter la taxe ordinaire, c'est l'essence et le caractère de la communication, quels que soient le mode et la forme du moyen employé. Seul le ministre peut, en vertu de la délégation de pouvoir que lui a consentie le législateur dans l'article 10 de la loi du 25 juin 1856, faire fléchir la rigueur des principes au moyen d'autorisations expresses qui, par cela même qu'elles constituent des exceptions à la règle, sont essentiellement limitatives.
Source : Gallica

J.-D. Ricard Droit et jurisprudence en matière de postes… (1931-1937)

Si l'hypothèse de tous les Français clients d'une même banque, disons même de la Banque de France, ne paraît pas près de se réaliser, il y a du moins un établissement national dont tous les Français sont nécessairement les clients et qui pourrait, sur une plus petite échelle, jouer ce rôle. C'est l'Administration des Postes, qui, par ses bureaux dans chaque commune et, d'ailleurs, par ses facteurs à domicile, va partout et reçoit de chacun.
Source : Gallica

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