Dalloz, Répertoire général alphabétique du droit français… (1911-1936)
“ Pourquoi, en effet, avoir institué, à côté du pourvoi ordinaire, ouvert aux intéressés, et subordonné à des conditions de délai et de fond, un pouvoir exceptionnel, ouvert seulement au ministre de la Justice ? N'est-ce pas pour faire cesser les erreurs judiciaires que le pourvoi ordinaire n'a pas pu ou su atteindre? Dès lors, limiter le pourvoi du garde des Sceaux, c'est aller à rencontre du but même de son institution et de la pensée politique qui l'a fait établir; il doit être libre dans ses causes comme il l'est dans sa durée. ”
