Résumé

Portrait de Robert-Joseph Pothier Robert-Joseph Pothier Oeuvres de Pothier : annotées et mises en corrélation avec le Code civil et la législation actuelle… (1861-1862)

Il en est de même du jeu. Lorsque je vous ai gagné une grosse somme au jeu, la règle d'équité qui ne permet pas de s'enrichir aux dépens d'autrui, ne peut pas plus m'être opposée que dans l'espèce précédente : car je vous ai pareillement payé le prix de ce que je vous ai gagné, par le risque que j'ai couru de vous en donner autant, si le sort vous eût été favorable. Si je ne vous ai pas payé par quelque chose de physique, je vous ai payé par le risque que j'ai couru, qui est un être moral, et qui étant parfaitement égal à celui que vous avez couru, ne laisse aucune injustice dans le contrat.
Source : Gallica

Portrait de Robert-Joseph Pothier Robert-Joseph Pothier Oeuvres de Pothier : annotées et mises en corrélation avec le Code civil et la législation actuelle… (1861-1862)

La quatrième chose qui est de l'essence du contrat d'assurance, est qu'il y ait quelque chose que l'assuré donne ou s'oblige de donner à l'assureur pour le prix des risques dont il le charge. C'est ce qui s'appeile dans le contrat d'assurance maritime, la prime d'assurance (1) .
Elle est appelée prime, parce qu'elle se payait primo et avant tout, même avant que le départ du vaisseau eût fait commencer les risques. C'est ce qui est porté par l'art. 6 du titre des Assurances, où il est dit : La prime ou coût de l'assurance sera payée en son entier lors de la signature de la police.
Source : Gallica

Portrait de Robert-Joseph Pothier Robert-Joseph Pothier Oeuvres de Pothier : annotées et mises en corrélation avec le Code civil et la législation actuelle… (1861-1862)

Le consentement des parties dans le contrat de dépôt, de même que dans tous les autres contrats, doit intervenir sur le contrat même ; c'est-à-dire qu'il faut que l'une et l'autre parties aient la volonté de faire un contrat de dépôt.
Il faut que celui qui donne la chose à l'autre, ait la volonté de la lui donner pour la garder; et que celui qui la reçoit, ait la volonté de la recevoir pour la garder. Mais si l'une des parties compte faire un certain contrat, et que l'autre s'imagine faire un contrat d'une autre espèce, il n'intervient entre elles aucun contrat, faute de consentement.
Source : Gallica

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