Résumé

Gustave Le Jolis Du Mandat et de la commission, en droit romain… (1881)

Il ne peut acheter plus cher que ne le permet son mandat; acheter des choses de qualité différente quand même les conditions seraient beaucoup plus avantageuses. Nous répéterons donc le principe du Droit romain, que le mandataire ne peut rendre la condition du mandant ni meilleure, ni pire. Il doit s'en tenir strictement à ce qui lui est commandé ; c'est à celui pour le compte de qui l'opération est faite, à la régler comme il l'entend; il est le maître de ses affaires, et le mandataire ne peut substituer sa propre volonté à celle du mandant.
Source : Gallica

Gustave Le Jolis Du Mandat et de la commission, en droit romain… (1881)

Avant de répondre à cette question, il est un fait à noter, c'est que la responsabilité du mandataire n'est pas la même dans tous les cas. La simple raison indique en effet, qu'une personne qui rend un service purement gratuit, qui n'agit que dans l'intérêt du mandant et n'a d'autre but que de lui être agréable, doit être moins rigoureusement traitée que celle qui, en acceptant le mandat, a eu en vue son intérêt encore plus que celui du mandant, qui agit non plus seulement en vue de rendre service, mais de gagner un salaire.
Source : Gallica

Gustave Le Jolis Du Mandat et de la commission, en droit romain… (1881)

Dès qu'un mandataire agit en son nom en matière civile, il en est exactement de même. En effet, si à l'égard du mandant ou du commettant la créance n'appartient pas au mandataire ou au commissionnaire, à l'égard des tiers il en est autrement; ils ne connaissent que le commissionnaire qui a traité avec eux et ils n'ont pas à s'enquérir à quel titre il le fait; le commettant est pour eux un étranger. L'art. 4290 du Code civil est donc nécessairement applicable, de même que s'il s'agissait d'une créance personnelle au commissionnaire.
Source : Gallica

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