Louis Ange Pitou

Élements biographiques

Portrait de Louis Ange Pitou Louis Ange Pitou,  Voyage à Cayenne, dans les deux Amériques et chez les anthropophages…

“ Et comment se sont-ils égarés dans un espace de dix-huit pouces? On sacrifie tout pour respirer l'air, on se déchire, on s'arrache les cheveux épars et dégouttans de sueur; celui-ci heurte et culbute son voisin qui s'élance dans un escalier à pic de la largeur d'un pied et demi; cet autre entraîne ses vêtemens au milieu de la foule, s'habille sur le pont, étend ses membres, et renaît à la vie, comme cet oiseau qui bat des ailes, au sortir d'une cage éternellement enveloppée d'un crêpe noir.
On nous sert une ration d'eau-de-vie double de celle que nous avions à Rochefort.
”
Source : Gutenberg

Portrait de Louis Ange Pitou Louis Ange Pitou,  Voyage à Cayenne, dans les deux Amériques et chez les anthropophages…

“ Vous êtes exilés, nous vous plaignons; une leçon d'exil est une leçon de sagesse et de modération; quels que soient vos griefs, nous vous plaignons encore; quand on revient d'un tombeau comme le nôtre, le pardon et l'oubli des injures n'est plus une lutte du cœur et de la nature contre la raison et la vertu, c'est un doux penchant qui n'a de retour sur nous que par le souvenir de nos plaies, dont les cicatrices, si elles font couler nos pleurs, nous pénètrent d'une douce philosophie pour tous les hommes, et d'une compassion vertueuse, même pour les coupables qui vont subir leur sort. ”
Source : Gutenberg

Portrait de Louis Ange Pitou Louis Ange Pitou,  Toute la vérité au roi sur des faits graves touchant l'honneur de la maison de Bourbon… (1821)

“ Comme j'ai embrassé la cause de l'autel avant celle du trône, celui qui m'a fait traverser une fournaise, où des millions d'hommes abandonnés aux seules ressources humaines eussent tous été dévorés, m'a déjà donné la plus éclatante des récompenses, en me conservant la force, la santé, le courage et la présence d'esprit pour réclamer mes droits. Le Roi légitime est, pour un chrétien, le représentant visible de Dieu et de l'Etat : comme hommes je paie le tribut à César; comme au représentant de Dieu j'offre au Roi, de tout mon coeur, les intérêts et le capital de celle première somme. ”
Source : Gallica

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