Résumé

Portrait de Louis Ange Pitou Louis Ange Pitou,  Voyage à Cayenne, dans les deux Amériques et chez les anthropophages…

“ Et comment se sont-ils égarés dans un espace de dix-huit pouces? On sacrifie tout pour respirer l'air, on se déchire, on s'arrache les cheveux épars et dégouttans de sueur; celui-ci heurte et culbute son voisin qui s'élance dans un escalier à pic de la largeur d'un pied et demi; cet autre entraîne ses vêtemens au milieu de la foule, s'habille sur le pont, étend ses membres, et renaît à la vie, comme cet oiseau qui bat des ailes, au sortir d'une cage éternellement enveloppée d'un crêpe noir.
On nous sert une ration d'eau-de-vie double de celle que nous avions à Rochefort.
”
Source : Gutenberg

Portrait de Louis Ange Pitou Louis Ange Pitou,  Voyage à Cayenne, dans les deux Amériques et chez les anthropophages…

“ Canonniers, à vos postes, feu de stribord, feu de bas-bord; la frégate tremble et retentit du bruit des foudres: d'horribles sifflemens se prolongent, et semblent, en passant sur nos têtes, mettre le bâtiment en pièces. L'ennemi qui sait que la partie est inégale, nous crie d'amener; sa proposition est accueillie par une salve qui met le feu à son bord. Il s'éloigne pour faire place au vaisseau rasé et à l'autre frégate. Nous ripostons en gagnant la côte. D'épaisses ténèbres couvrent l'horison, et la lune n'a achevé son cours que pour rendre notre destinée plus affreuse. ”
Source : Gutenberg

Portrait de Louis Ange Pitou Louis Ange Pitou,  Voyage à Cayenne, dans les deux Amériques et chez les anthropophages…

“ Un lépreux se brûle sans s'en appercevoir, on lui enfonce des épingles dans les bras, dans les jambes, sans qu'il se réveille, s'il dort; et sans qu'il crie, s'il est éveillé. La honte est attachée à cet exil, et la faculté y regarde à deux fois pour y condamner un homme. Tout ce qui approche de lui, occasionne une juste répugnance, car cette peste est communicative. Les anciennes lépreries n'étoient pas plus effrayantes que celle-ci. Ces malades sont relégués sur une isle à trois lieues au sud-est de Cayenne, d'où ils ne communiquent avec qui que ce soit au monde. ”
Source : Gutenberg

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