“ Aux paroles du Bharadwâdjide, reprit Vaîçampâyana, Bhîshma de répondre en ces termes : « Que l’arc de ton ennemi ait sa corde brisée et que ta main soit armée d’un bon arc ! 5208. » Le cœur bien joyeux, goûte aux festins dans le palais de Kourou ! Tout ce qui est de richesses aux Kourouides est à toi ! C’est de toi, comme d’un suzerain, que relève ce royaume et son gouvernement. ”
Kourou
Définition et enjeux
Le fleuve Kourou, cours d'eau de 143,7 km en Guyane française, traverse un territoire marqué par une biodiversité riche et des enjeux écologiques pressants. Son embouchure, port de plaisance de Kourou, contraste avec l'amont pollué par l'orpaillage clandestin.
Louis Ange Pitou, lors de ses voyages, dépeint un paysage abandonné, tandis que des textes anciens, comme le Mahâbhârata, évoquent un Kourou mythique, roi légendaire. Ces approches, mêlant géographie et mythologie, soulignent la complexité du lien entre l'homme et ce fleuve, à la fois ressource et symbole de vulnérabilité.
Citations sur “Kourou”
“ Les choses étant ainsi, je n’approuve pas la guerre avec eux. Fais la paix avec ces héros : qu’on leur donne la moitié de la terre ; en effet, ce royaume appartient aux aïeux et au père de ces enfants, les plus nobles de Kourou. ”
“ Pourquoi le magnanime Kourou laboura-t-il ce champ, ô ascètes ? Je désire l’entendre raconter (par vous) . 3011. Les rishis dirent : Jadis, ô Râma, Çâkra (descendit) du Tridiva, et, s’étant approché de Kourou, qui était continuellement occupé à labourer (ce lieu) , lui demanda les motifs (qui l’engageaient à se donner cette peine) . 3012. Indra dit : « Ô roi, pourquoi ces fatigues extrêmes ? Ô râjarshi, quel est ton but en labourant cette terre ? » 3013. Kourou dit : « Ô Çatakratou, les hommes qui mourront ici, iront aux mondes heureux (destinés à ceux qui sont) exempts de péché. » ”
“ Il n’est donc plus un souffle de vie en Drona, en Bhîshma, en Kshattri, ni même en ce magnanime roi, puisque les plus grands et les vieillards de Kourou ne voient pas commettre ici un forfait épouvantable ! ”
“ En te conduisant à l’égard des Pândouides et des autres suivant la convenance, prends garde, noble enfant de Kourou, à ne pas te noyer : exécute ainsi l’affaire. « L’homme, qui jouit de toutes les prospérités, est aussi le meilleur ; » c’est un axiôme. Défends-toi, puissant roi, contre les fils de Pândou : ils sont forts, ces Pândouides, par cela même qu’ils sont les fils de ton frère. Adopte un plan de conduite tel, monarque des hommes, que tu n’aies pas à t’en repentir dans la suite. ”
“ Remplis d’ardeur, les combattants de Kourou et de Pândou, faisant résonner le ciel et la terre de leurs cris de guerre, de leurs conques et du son des instruments de musique, frappaient tous les ennemis. ”
“ Aussi long-temps que subsiste la renommée d’un homme, aussi long-temps dure sa vie, rejeton de Kourou ; mais, sa renommée vient-elle à s’éteindre, il rend avec elle, fils de Gândhâri, son dernier soupir. ”
Louis Ange Pitou,
Voyage à Cayenne, dans les deux Amériques et chez les anthropophages…
“ Nous mourons de soif, Margarita reste dans (p. 251) le canot. Comme la marée est basse, le rivage est couvert de vase, deux nègres me chargent sur leurs épaules et me conduisent au poste; je regarde avec étonnement ce Kourou si fameux dans l'histoire de la colonie de 1763. Des herbes de la hauteur et 2 et 3 pieds obstruent un petit sentier qui est la grande route. Quel désert, mon Dieu! À la distance de deux portées de fusil, je n'ai trouvé que huit mauvaises loges de sabotiers; voilà Kourou!... Nous passons à côté de l'église ”
Louis Ange Pitou,
Voyage à Cayenne, dans les deux Amériques et chez les anthropophages…
“ Kourou, Synnamari et Konanama nous laissent un sombre dans l'âme. Les manes des martyrs pour la religion disent à nos cœurs: «Vous quittez donc ces climats où nos cendres reposent en paix! dites à nos familles de pardonner à nos ennemis; nous vînmes ici 329, la moitié a été moissonnée en un clin d'œil; portez nos noms en France, et n'oubliez pas que vous laissez dans ces déserts des compagnons d'infortune qui sécheront encore ici long-tems en soupirant sans jalousie après votre bonheur.......» ”
“ « Voici Maîtréya, le vénérable anachorète, qui vient, sire, lui dit Vyâsa ; il a vu les cinq frères, fils de Pândou ; et c’est le désir de vous voir, qui l’amène ici. 349. » Ce grand rishi donnera à ton fils Douryodhana, sire, des lumières conformes à la droite raison pour la paix de cette famille. 350. » Il dira sans doute, rejeton de Kourou, ce qu’on doit faire ici ; mais, si ton fils néglige de l’accoraplir, il sera maudit par cet homme dans sa colère. » ”
Étienne Péroz, Par vocation : vie et aventures d'un soldat de fortune… (1905)
“ A gauche, vers le sud, la côte s'étend en un long ruban mauve de forêt dense ; toute cette terre basse est éorasée dans le lointain par le lourd assemblage bleu des trois monts accouplés de la Condamine. Notre premier objectif était le poste du pénitencier de la rivière Kourou. Son estuaire s'ouvre en face des îles du Salut. A quatre heures, nous en franchissons la barre. Des rives boisées nous enserrent, d'épais palétuviers, aux racines saillies très au-dessus de l'eau, semblent marcher vers nous pour nous étouffer de leur enchevêtrement de branchages tortes. ”
“ Après la naissance des enfants de Dhritarâshtra et des fils de Kountî, reprit Vaîçampâyana, la fille du roi de Madra dit en particulier ces mots à Pândou : 4836. « Mon chagrin ne vient pas de ton impuissance, vainqueur des ennemis ; il ne vient pas, homme sans péché, de l’infériorité, où je vis sans cesse à côté d’une rivale, qui fut digne de grâces. 4837. » Quand on m’eut appris que Gândharî avait donné le jour à cent fils, cette nouvelle, rejeton de Kourou, ne me fit même aucune peine. ”
“ Voici quel fut mon sentiment, sire : « La vie de ces hommes n’est point à eux ! » Lorsque je vis les corps de ces guerriers irrités à la puissance hors de mesure, une crainte violente me saisit et je me demandai : « Quelle sera l’issue de ce combat ? » Alors, se frappant de coups mutuels, les Pândouides et les grands héros de Kourou, se déchirèrent de leurs flèches acérées. 2,517-2,518-2,519. Les kshatryas, se désirant, puissant roi, réciproquement la mort, et, s’étant déclaré mutuellement leur hostilité, se meurtrirent les uns et les autres dans le combat. ”
“ De-là, rejeton de Kourou, le fils des rois, Pândou, se nourrissant de racines et de fruits, s’en alla, accompagné de ses épouses, au mont Nâgaçata. 4636. Il arriva au Tchaîtraratha, il franchit le Kâlakoûta, il traversa l’Himavat et marcha vers le Gandhamâdana. Défendu par les grands êtres, les Siddhas et les saints du plus haut rang, il habita, puissant roi, sur les plateaux unis ou les flancs raboteux de ces montagnes. 4637-4638. Parvenu, sire, au lac Indradyoumna et lorsqu’il eut franchi le Pic-des-Gygnes, ascète il se macéra sur le Çataçringa. 4639. ”
“ « Le créateur, veillant sur nous, qui tour à tour, soupira Draâupadi, sentons deux souffles du vent, l’un fort et l’autre faible, a sans doute ainsi disposé les choses ; il nous ramènera la paix de l’esprit. Le devoir dans le monde, nous a-t-il dit, est unique et suprême. 2211-2212. » Puisse la vertu n’abandonner jamais les enfants de Kourou ! Retourne au palais, demande pour moi une vertueuse parole. Que ces rois, la vertu en personne, versés dans la science politique, les plus sages des hommes, me conseillent : je ferai ce qu’ils auront décidé. ”
“ À peine eut-elle ouï ces paroles, que la mère dit à son fils : « Un monarque aveugle, homme riche de pénitences, ne sied point à la famille des Kourouides. 4284. » Veuille bien donner à la race de Kourou un second roi, incrément de la lignée paternelle et qui puisse défendre la famille de ses parents. » 4285. « Oui ! » répondit l’anachorète à la vaste renommée ; et, cette promesse donnée, il sortit. Kâauçalyâ, au temps révolu, mit au monde le fils aveugle. 4286. Ensuite la reine, ayant parlé à sa deuxième bru, fit venir le saint par le même moyen que devant, dompteur des ennemis. ”
La Guyane française, notes et souvenirs d'un voyage exécuté en 1862-1863… (1867)
“ Deux transportés s’évadent dans la rivière de Kourou. Ils arrivent chez un vieux nègre et l’assassinent pour le voler. Arrêtés presque en flagrant délit, ils sont jugés et condamnés à mort. Au sortir du tribunal, le chapeau de l’un d’eux, du nommé Humbert, est emporté par le vent. ”
“ Il dit, versant beaucoup de choses blessantes pour Karna, élogieuses pour son ennemi ; et, bouillant de coléré, le fléau du combat, le généralissime des armées de Kourou fit cette réponse au souverain de Madra, qui semblait pénétré de joie : 1,747. ”
“ « Tu as dit une parole inutile ; parle, rempli d’une nouvelle ardeur, maintenant que tu as été battu mainte et mainte fois. 961. » Ne fais pas la guerre, Pândouide, aux vigoureux fils de Kourou ; combats avec des hommes, tels que toi ! n’en rougis pas, mon ami ! 962. » Accepte le combat, fils de Mâdrî, ou retire-toi sous la protection de Krishna et de Phâlgouna ! » Cela dit, grand roi, il épargna le guerrier en ce moment. 963. Ce vertueux héros ne l’immola point, arrivé sous la main de la mort ; et, se rappelant, sire, la parole de Kountî, il épargna son fils alors. ”
“ Commande ainsi à l’Ambidextre de réprimer Souyodhana. 2100-2101. » Que son châtiment assure le bonheur des enfants de Kourou ! Achète ces beaux paons avec un corbeau, ces tigres avec un chacal, et ne plonge pas ces fils de Pândou dans un océan de chagrins ! 2102. « Celui, qui sût tout, qui a pénétré la nature de tout, qui imprime la terreur à tous ses ennemis, sacrifiera un homme au salut d’une famille, une famille au salut d’un village, un village au salut d’une province et la terre au salut de son âme ! » Ainsi parlait Kâvya aux plus grands des Asouras pour leur faire abandonner Djambha. ”
“ Le roi baisa sur la tête les quatre fils de Pândou, le Kourouide, qui se présentèrent devant lui, sire, Bhîmaséna marchant à la tête. 2021. La joie naquit au cœur des enfants de Kourou, puissant monarque, alors qu’ils eurent vu ces héros Pândouides à l’aspect si aimable. 2022. Avec le congé du roi, ceux-ci entrent dans leurs appartements de pierreries et viennent s’offrir aux yeux de leurs femmes, dont la première est Draâupadî. 2023. ”
“ Aujourd’hui, ô Indra des rois, la prospérité de l’insensé roi de Kourou a pris fin. Il ne reverra plus ses femmes. Aujourd’hui, cet (homme) , qui souille la race du roi Çântanou, descendant de Kourou, 3154. Reposera sur le sol de la terre, abandonnant la royauté, la vie et le bonheur. Aujourd’hui, en apprenant que son fils est tué, le roi Dhritarâshtra 3155. Se souviendra de l’action mauvaise (qu’il a commise et qui avait) pris naissance dans la pensée de Çakouni. Ô tigre des rois, l'énergique Bhîma, après avoir ainsi parlé et pris sa massue, 3156. ”
“ Le descendant de Kourou dit ces paroles au Vasoudevide : Vois cet enchantement appliqué aux eaux par le fils de Dhritarâshtra. 1745. Il n’a rien à craindre de la part des hommes, car il repose au sein de ces eaux où il s’est plongé et qu’il a solidifiées. ”
“ Que ceux, qui furent leurs amis, se rendent vers les victimes de ce malheur ! 5868. « Qu’on prenne sur mes richesses pour accomplir dans ce triste événement tout ce qu’il est en mon pouvoir de célébrer à l’honneur des Pândouides et de Kountî ! » Ces paroles dites, Dhritarâshtra, le fils d’Ambikâ, de célébrer, environné de ses parents, la cérémonie de l’eau en l’honneur des fils de Pândou. 5869-5870. Tous, s’abandonnant à la plus vive douleur, ils pleuraient de compagnie. « Hélas ! Youddhishthira, fils de Kourou ! » disaient les uns. « Hélas ! Bhîma ! » s’écriaient ceux-ci. ”
Louis Gustave Binger,
Du Niger au golfe de Guinée par le pays de Kong et le Mossi…
“ Kouroudougou ne veut pas dire « pays des pierres ou des montagnes », comme son étymologie pourrait le faire supposer ; Kourou est un nom de peuple. [70] Cette appellation est absolument impropre. Le mot Bambara est à Kong le synonyme de kafir (infidèle) , et comme toutes les peuplades des environs sont fétichistes, ils appellent Bambaradougou tous les pays qui ne sont pas musulmans. [71] Homme âgé et vénéré. ”
Anonyme, Revue des Deux Mondes
“ Voilà, ce me semble une triple concordance digne d’attention, et qui mérite qu’on vérifie si elle peut cadrer à toutes les indications du nouveau voyageur. Admettons donc conditionnellement l’identité du Kourou de Caillié avec celui de Watt et Winterbottom, et examinons-en les conséquences. D’après les positions que j’ai déjà assignées à Kakondy et à Kourou, l’écartement de ces deux points est de 175 milles géographiques, et le gisement du second à l’égard du premier est l’E.1/2S. ; Caillié donne 160 milles anglais E.S.E.1/2E ”
“ Les magnanimes fils de Kountî et leur mère échappèrent donc au danger sans blessures à l’insu du monde, grâce aux conseils de Vidoura. 5645-5646. Ensuite, les habitants de la ville, affligés en voyant la maison de laque devenue la proie des flammes dans la cité de Vâranâvata, s’abandonnèrent aux regrets. 5647. Ils envoyèrent annoncer au monarque circonstanciellement la chose : « Il t’est survenu un grand bonheur : tu as brûlé les fils de Pândou. 5648. » Sois au comble de tes vœux, rejeton de Kourou ; jouis du royaume avec tes fils ! » ”
“ La tireur saisit toute son armée campée à Dwàrakâ, guerrier aux longs bras, quand elle vit Çâlva rester dans Saàubha. 686. » Alors, grand roi de Kourou, sorti de la ville, Pradyoumna, ayant raffermi son armée, adresse aux Anartains ce discours : 687. « Que toutes vos excellences tiennent ferme et qu’elles me voient toutes dans la bataille arrêter de force en plein combat Saâubha avec son roi. 688. » Enfants d’Yadhou, je vais détruire aujourd’hui cette armée du monarque de Saâubha, comme avec des serpents de fer, envoyés par les bras de mon arc. 689. » Prenez confiance ! ”
“ « Cet héritier de Kourou, le roi, nommé Pândou, avait renoncé aux jouissances de l’amour et s’en était allé sur le Çatraçringa. 4916-4917-4918. » Là, naquit à ce roi enchaîné au vœu de la continence ce fils ainé, qu’on appelle Youddhishthira et qu’engendra pour lui Yama lui-même par une cause divine. » Le Vent donna pour second fils au roi magnanime cet enfant, le plus fort des êtres forts : c’est Bhîma à la grande vigueur. 4919-4920. » Celui-ci, qui est nommé Arjouna ou Dhanandjaya, c’est Indra même, qui l’a engendré pour Pândou au sein de Kountî ! ”
“ Comblé d’hommages et salué de bénédictions par les serpents, le héros Pândouide, tout couvert de célestes parures, ayant dit adieu aux Nâgas, 5058. Se leva, l’esprit dispos ; et le brave aux yeux de lotus bleu fut jeté par le souverain des reptiles hors du monde des serpents, au-delà des eaux du Gange. 5059. Le rejeton de Kourou se vit replacé au même lieu bocager, d’où il était tombé, et soudain les Nâgas disparurent aux yeux du Pândouide. 5060. Le fils de Kountî, Bhîmaséna aux longs bras, à la grande vigueur, se lève et se rend à la hâte auprès de sa mère. 5061. ”
Auguste André,
Catalogue raisonné du Musée d’Archéologie et de Céramique
(1876)
“ On lui donne un caractère de bravoure féroce. Il est moitié noir, moitié blanc. Il tient d'une main une pesante massue d'argent, de l'autre un éléphant pour bouclier. Il termina la guerre des Pantavas contre les Koravas, fils de Kourou, par le coup mortel de massue qu'il porta à son adversaire. Dans le champ se voit la représentation bien connue du mont Mérou, dont s'échappe la source du Gange qui se jette dans l'Océan. 32. Génie secondaire qui a nom BAIROU, lequel, sonnant de sa corne en forme de trompette, répand une infinité de maux sur la terre. ”
La France coloniale : histoire… (1893)
“ LA GUYANE 725 sur la plage du Kourou, où rien n'était préparé pour les recevoir et où les pluies de l'hivernage les surprennent. Les navires avaient apporté des vivres, des médicaments, des outils; mais les cargaisons avaient été gâtées pendant le voyage et l'humidité les acheva. Personne, au surplus, ne voulait travailler de ses mains. En quelques mois, la dysenterie et la faim tuèrent 12 000 individus. ”
Louis Ange Pitou,
Voyage à Cayenne, dans les deux Amériques et chez les anthropophages…
“ Le peintre a flatté son Élysée: il est pourtant vrai que le coup-d'œil de la montagne est très-agréable; la grande rivière de Kourou en baigne le pied du côté du midi-est; à l'est-plein une forêt de grands arbres forme un tapis de verdure; au nord une grande prairie est plantée de palmistes; la vue n'est bornée qu'à (p. 282) l'ouest par une autre montagne parallèle, plantée de cannes à sucre, dont la tige et la feuille ressemblent à nos roseaux.Les cannes à sucre viennent de l'Asie d'où elles ont passé en Europe et dans l'île de Madère ”
