“ Aux paroles du Bharadwâdjide, reprit Vaîçampâyana, Bhîshma de répondre en ces termes : « Que l’arc de ton ennemi ait sa corde brisée et que ta main soit armée d’un bon arc ! 5208. » Le cœur bien joyeux, goûte aux festins dans le palais de Kourou ! Tout ce qui est de richesses aux Kourouides est à toi ! C’est de toi, comme d’un suzerain, que relève ce royaume et son gouvernement. ”
Citations sur “Kuriles”
“ Pourquoi le magnanime Kourou laboura-t-il ce champ, ô ascètes ? Je désire l’entendre raconter (par vous) . 3011. Les rishis dirent : Jadis, ô Râma, Çâkra (descendit) du Tridiva, et, s’étant approché de Kourou, qui était continuellement occupé à labourer (ce lieu) , lui demanda les motifs (qui l’engageaient à se donner cette peine) . 3012. Indra dit : « Ô roi, pourquoi ces fatigues extrêmes ? Ô râjarshi, quel est ton but en labourant cette terre ? » 3013. Kourou dit : « Ô Çatakratou, les hommes qui mourront ici, iront aux mondes heureux (destinés à ceux qui sont) exempts de péché. » ”
Leconte de Lisle,
L’Apollonide
“ KRÉOUSA, fièrement et sans daigner regarder son interlocuteur. Je suis Kréousa, Reine et du sang d’Érekhthée. Et j’habite Athènâ la cité de PallasIÔN, avec la plus grande admiration Ô ville illustre ! Enfant d’un noble père ! KRÉOUSA, atterrée Hélas ! que me sert, étranger, le sang dont je suis née ! En ai-je moins subi la sombre destinée ? IÔN, avec avidité Est-il vrai que le Dieu, le Roi des flots sans frein D’un seul coup de son trident d’airain, Dans Makrâ qui s’entrouve ait englouti ton père ? KRÉOUSA, éclatant et hors d’elle Makrâ ! ne parle pas de cet impur repaire. ”
Henry Blanc, Ma captivité en Abyssinie ...sous l'empereur Théodoros
“ Kourata est, après Gondar, la plus importante et la plus riche cité de l'Abyssinie; c'est une ville de prêtres et de marchands, élevée sur le penchant d'une colline baignée par les eaux de la mer de Tana. Plusieurs de ses maisons sont bâties en pierre, et la plupart étaient bien mieux que tout ce que nous avions vu jusque-là dans la contrée. L'église, érigée par la reine de Socinius, est considérée comme tellement sainte que la ville entière est sacrée, et que nul homme, à l'exception des évêques et de l'empereur, n'est autorisé à parcourir à cheval ses ruelles étroites et sombres. ”
George Sand,
Lucrezia Floriani
“ Il avait encore le talent de chanter en improvisant ; sa poésie et sa voix résonnaient de la Perse à la Turquie, de Khoï à Erzeroum, et sa guitare faisait presque autant de miracles que son cimeterre. Mais qu’était-ce donc que Kourroglou ? C’était bien plus qu’un poëte, bien plus qu’un barde, bien plus qu’un lettré, bien plus qu’un pontife, bien plus qu’un roi, bien plus qu’un philosophe. Il était ce qu’il y a de plus grand... en Perse : il était bandit. Quand vous aurez fait connaissance avec lui, vous verrez que ce n’est pas peu de chose ”
David-Léon Cahun,
Les aventures du capitaine Magon
(1891)
“ Les Doriens disent que c’est le dieu de cette île, mais les Kydoniens croient que les Kurètes l’ont apporté avec eux. Toujours est-il que je ne connais pas ce dieu, et que ce n’est pas non plus l’Apis des Égyptiens, ni notre Moloch, quoiqu’il soit un bœuf. Chryséis le connaissait et disait qu’il avait traversé le détroit entre la mer Noire et la mer des Ioniens, avec une femme sur son dos, et elle l’appelait Dzeus. Les Phrygiens de la Crète l’honorent par des danses, des hurlements et le son des tambourins, et ses prêtres sont de la tribu des Korybantes, enfants de Korybas. ”
Jean-François de La Harpe,
Abrégé de l’histoire générale des voyages…
“ Les Kouriles ont jusqu’à deux ou trois femmes, mais ne voient les filles qu’ils recherchent que la nuit à la dérobée, comme les Tartares mahométans, jusqu’à ce qu’ils aient payé au père le prix que doit leur coûter la fille. ”
C.-F. Volney,
Recherches nouvelles sur l'histoire ancienne…
“ Ses habitants portés à l'indépendance par la nature du sol, par le genre de leur vie, par leur pauvreté, supportaient impatiemment un joug étranger. Kyrus, devenu leur chef ou satrape, profita de ces dispositions; et par des moyens semblables à ceux de Gengis-Khan et de Tamerlan, ayant armé les Perses, il attaqua d'abord les Mèdes dont il abolit la monarchie dans la personne d'Astiag; puis les Lydiens, dont il prit d'assaut la capitale (Sardes) , et saisit vif le dernier roi Krœsus ”
A. Bossert, Revue des Deux Mondes
“ L’abîme qui sépare encore les savans des laïques est un reste fâcheux de barbarie. » Les nouveautés se trouvaient surtout dans le premier volume. On sait que Curtius s’est efforcé de réagir contre l’opinion, alors courante, d’après laquelle la civilisation grecque aurait été absolument autonome et autochtone, sans lien avec ce qui l’avait précédée, et sans rapports sensibles et déterminans avec ce qui l’entourait. Il lui donne pour berceau, non pas le continent grec, mais la mer Egée, « la mer hospitalière, » et l’Asie Mineure, « ce pont jeté entre l’Orient et l’Occident. » ”
“ À peine eut-elle ouï ces paroles, que la mère dit à son fils : « Un monarque aveugle, homme riche de pénitences, ne sied point à la famille des Kourouides. 4284. » Veuille bien donner à la race de Kourou un second roi, incrément de la lignée paternelle et qui puisse défendre la famille de ses parents. » 4285. « Oui ! » répondit l’anachorète à la vaste renommée ; et, cette promesse donnée, il sortit. Kâauçalyâ, au temps révolu, mit au monde le fils aveugle. 4286. Ensuite la reine, ayant parlé à sa deuxième bru, fit venir le saint par le même moyen que devant, dompteur des ennemis. ”
August von Kotzebue, La Barrière maudite, histoire de mon exil et de ma délivrance… (1897)
“ Les Kurganiens se rappellent encore avec effroi le temps où ils n'osaient même pas sortir de la ville pour aller se promener ! La crainte d'être surpris par des bandes de Kirghis, les retenait renfermés dans Kurgan. Ces peuples avaient la cruauté d'attacher à la queue de leurs chevaux ceux des habitants qu'ils pouvaient attraper, et fuyaient au galop, en traînant ainsi ces malheureux, sans avoir pitié ni de leurs gémissements ni de leurs cris ; ils ne regardaient même pas derrière eux si leur victime vivait encore ”
“ Comme elle n’a point vieilli, et comme elle est intacte, grâce à un Dieu, bien qu’il se soit passé un long temps ! KRÉOUSA. Quelle chose inattendue ai-je vue ? IÔN. Tais-toi ! Déjà, tu le sais, tu as refusé de me dire bien des choses. KRÉOUSA. Le silence ne peut plus être gardé. Ne me recommande rien, car je vois le berceau dans lequel je t’exposai autrefois, ô fils, encore tout enfant, dans l’antre de Kékrôps, sous les rochers de Makra ! Je quitterai donc cet autel, même si j’en dois mourir ! IÔN. Saisissez-la ! Elle a quitté l’autel par une inspiration divine. Liez ses bras ! ”
“ Les choses étant ainsi, je n’approuve pas la guerre avec eux. Fais la paix avec ces héros : qu’on leur donne la moitié de la terre ; en effet, ce royaume appartient aux aïeux et au père de ces enfants, les plus nobles de Kourou. ”
Excursion aux régions polaires… (1882)
“ Ils sont assez adroits en tours de prestidigitation et ils se servent de ce talent pour éblouir les Koriaques et s'imposer à eux. Les Kouriles ont une certaine civilisation ; ils aiment le luxe des beaux habits, les Japonais leur apportent des soieries de Chine et les Kouriles s'habillent d'écarlate, de vert-pomme, de jaune serin. On remarque un certain luxe de tapis et de peaux dans leurs yourtes; ils n'ont ni chiens, ni rennes. L'été ils voyagent en canot, et pendant l'hiver ils glissent sur des raquettes. De mœurs douces, ils sont bons fils et excel- lents amis ”
“ Voici quel fut mon sentiment, sire : « La vie de ces hommes n’est point à eux ! » Lorsque je vis les corps de ces guerriers irrités à la puissance hors de mesure, une crainte violente me saisit et je me demandai : « Quelle sera l’issue de ce combat ? » Alors, se frappant de coups mutuels, les Pândouides et les grands héros de Kourou, se déchirèrent de leurs flèches acérées. 2,517-2,518-2,519. Les kshatryas, se désirant, puissant roi, réciproquement la mort, et, s’étant déclaré mutuellement leur hostilité, se meurtrirent les uns et les autres dans le combat. ”
Jean Julien d' Omalius d'Halloy, Des races humaines, ou Éléments d'ethnographie… (1859)
“ Les Beloutchis, qui habitent dans le sud-est de la Perse, sont pour la plupart nomades et peu civilisés. Les Kourdes ont donné leur nom au Kourdistan, contrée au sudest de l'Arménie. C'est un peuple fort en arrière sous le rapport de la civilisation. Une grande partie est nomade et erre dans les steppes qui se prolongent à l'est et à l'ouest du Kourdistan. Le plus grand nombre est mahométan; d'autres professent le christianisme de la secte nestorienne. Les Kourdes passent pour être soumis, les uns à l'empire ottoman, les autres au royaume d'Iran ”
Alfred Nettement,
Histoire de la littérature française sous la restauration 1814-1830
“ L’un vient des armées, dans lesquelles il a promené l’indiscipline d’un caractère ennemi de toute sujétion et d’un enthousiasme contrariant qui se passionnait pour l’hellénisme au milieu d’une armée passionnée pour la gloire : c’est Paul-Louis Courier, intelligence nourrie dans le commerce de l’antiquité grecque, et qui a contracté, dans ce commerce, quelque chose du dénigrement spirituel, de l’impatience de toute règle, de l’ennui de toute supériorité, traits particuliers du caractère athénien. ”
E. Yemeniz, Revue des Deux Mondes
“ Toujours en proie aux éternelles fluctuations d’esprit qui les poussaient tour à tour d’un camp dans l’autre, ils n’étaient pas plus entraînés vers le grand-seigneur que vers les Grecs : servir l’un répugnait à leur fanatisme d’indépendance, s’allier aux autres répugnait peut-être plus encore à leur fanatisme religieux. Plusieurs envoyés de Kourchid les déterminèrent enfin par les plus magnifiques promesses à se ranger sous les drapeaux du séraskier. Les beys promirent d’user de toute leur influence auprès de leurs frères les Toxides pour leur persuader de déserter la cause des Grecs. ”
“ Il n’est donc plus un souffle de vie en Drona, en Bhîshma, en Kshattri, ni même en ce magnanime roi, puisque les plus grands et les vieillards de Kourou ne voient pas commettre ici un forfait épouvantable ! ”
Émile de Pontaumont, Voyage au Paradis terrestre, par M. de Pontaumont (1875)
“ Ce sont les Kourdes, cités dans Xénophon sous le nom de Carduques, qui s'opposèrent à la retraite des Dix mille. Dans ces diverses villes vivent épars cent mille/ Kourdes qui sont chrétiens-nestoriens ou musulmans, Les Kourdes parlent le persan mêlé d'arabe. Ils ont le teint d'Europe et la physionomie vive et animée. Ils aiment la guerre, la vengeance, et ont pour le pillage un penchant que la sévérité des châtiments ne peut détruire. Sous le rapport géologique, une partie du Kourdistan est digne de fixer l'attention. ”
Jean-François de La Harpe,
Abrégé de l’histoire générale des voyages…
“ Ils disent, comme presque tous les sauvages de la terre aux peuples commerçans de l’Europe : « Si vous étiez plus riches que nous, vous ne viendriez pas de si loin chercher ce qui vous manque sans doute ; contens de ce que nous possédons, nous n’avons pas besoin d’aller chez vous. » Les Koriaks à rennes portent leur orgueil jusque dans leur morale. Jaloux de leurs femmes, ils les tuent, elles et leurs amans, quand ils les surprennent en adultère, souvent même sur un soupçon d’infidélité. Tout leur fait ombrage. Il faut qu’elles soient malpropres, dans la crainte d’irriter leurs maris. ”
“ En te conduisant à l’égard des Pândouides et des autres suivant la convenance, prends garde, noble enfant de Kourou, à ne pas te noyer : exécute ainsi l’affaire. « L’homme, qui jouit de toutes les prospérités, est aussi le meilleur ; » c’est un axiôme. Défends-toi, puissant roi, contre les fils de Pândou : ils sont forts, ces Pândouides, par cela même qu’ils sont les fils de ton frère. Adopte un plan de conduite tel, monarque des hommes, que tu n’aies pas à t’en repentir dans la suite. ”
Fridtjof Nansen,
L' Arménie et le Proche-Orient
(1928)
“ Mais le fleuve de la vie remplit les vides et il continue son cours indifférent. Encaissé dans une profonde vallée, la Koura roule ses eaux d'un brun jaunâtre à travers la ville. Elle est encore assez large dans le haut de la cité, mais devient plus étroite vers le sud-est, se frayant un chemin à travers une gorge étroite aux parois abruptes au-dessus desquels les balcons des maisons sont comme suspendus. ”
Sylvain Lévi,
L’Inde civilisatrice
“ Les couches successives de la littérature védique laissent deviner les étapes graduelles de la pénétration aryenne par l’étendue croissante de l’horizon géographique et politique. Le dos du pays entre l’Indus et le Gange, la région impériale de Delhi, est indissolublement liée au souvenir des Kuru : c’est le « champ des Kuru » (kurukṣetra) , la Troade de l’épopée indienne. Kuru, c’est le nom qu’un Iranien de génie a rendu à jamais célèbre, le Cyrus de l’histoire classique et de l’histoire sainte. ”
Congrès international des orientalistes, Congrès international des orientalistes… (1874-1876)
“ Kono kuni va des îles dites Kouriles, mais celle de Yéso, de Krafto ou Sagltalien, et, en général, toutes les tribus aïno, soit de l'archipel, soit de la côte de Tartarie. C'est à tort qu'on a voulu rattacher le nom des Kouriles au verbe russe KypnTb, qui signifie « fumer, distiller, s'adonner à l'ivrognerie », et qui indiquerait soit la fumée des volcans de ces îles, que les Russes auraient aperçue tout d'abord du Kamtchatka, soit la passion do leurs habitants pour les liqueurs alcooliques. Ce nom vient du mot ~~*-~ kuru ou qui, de môme que Kv aïno. ”
Adolphe Cureau, Les Sociétés primitives de l'Afrique équatoriale (1912)
“ Le spiritualisme nègre n'a rien de rassurant ni de consolant. Le trépas ne lui promet qu'un avenir sombre et sans issue. Le double erre obscurément dans une destinée terne et plutôt malheureuse. Est-ce pour un temps? Est-ce pour l'éternité? Nul ne le sait. Le Nègre a raison de redouter la mort et de n'exposer ses jours qu'avec une circonspection qui frise la couardise. Il a raison de s'attacher aux jouissances positives que lui procure, quoique parcimonieusement, sa condition d'incarné. Le duel et le suicide sont inconnus dans ces contrées. ”
George Perrot, L’Ile de Crète, Souvenirs de voyages…
“ Trente Kurmulides résolurent d’aller ensemble trouver le pacha à Megalo-Kastro, pour déclarer devant lui qu’ils étaient chrétiens, et pour subir la mort ignominieuse qui ne pourrait manquer de suivre cet aveu. Quand ils furent entrés en ville, par respect pour l’archevêque, ils se présentèrent chez lui avant de se montrer au pacha, et lui firent part de leurs intentions. Le métropolitain, on le comprendra aisément, ne vit pas la chose sous le même jour que le patriarche de Jérusalem, et combattit vivement leur projet. ”
Victor Bérard, Les phéniciens et l'Odyssée. Tome 1 (1902)
“ Arrivé au terme de sa carrière, E. Curtius se demandait tout pareillement si le règne absolu de l'archéologie n'avait pas assez duré, s'il n'était pas grand temps aujourd'hui d'en vérifier la gestion et peut-être d'en corriger les effets. Au sentiment de Curtius, l'histoire grecque devait quitter un peu les musées et reprendre pied sur le sol réel, s'adonner à la seule étude qui puisse fournir quelques témoins irrécusables, l'étude des lieux : « La topographie seule nous ramènera à de justes conceptions sur le rôle des Orientaux et des Hellènes dans la Méditerranée primitive 4. » ”
:Catégorie:Textes anonymes, Les Mabinogion
“ Il y a un fils de Daere bien connu, c’est Conroi ou Cúroi. Curoi, roi de West Munster, fut tué traîtreusement par le plus grand héros de l’épopée irlandaise, Cuchulain, qui emmena Blanait, la femme de Curoi, avec lui en Ulster. Le fidèle barde et harpiste de Curoi, Fercoirtne, se rendit à la cour de Cuchulain, un jour où les chefs étaient assemblés à Rinn Chin Bearraidhe, sur une colline à pic ”
C.-F. Volney,
Recherches nouvelles sur l'histoire ancienne…
“ Pour être mage, il faut naître d’une mère mariée avec son fils.D’autre part, nous savons que la religion et les rites des mages, essentiellement mèdes et zoroastriens, furent adoptés par Kyrus. Son fils Cambyse épousa sa propre sœur Atossa: n’est-il pas naturel d’en tirer la conséquence que ce fut Kyrus qui introduisit l’inceste chez les Perses, comme le dit Conon, et qu’il représente ici Ninyas, comme Astyag représente Ninus? Mais d’où vient cette méprise? sans doute le voici. Ninus, chez les Mèdes, était un zohâq, comme Astyag l’était chez les Persans. ”
