Euripide 

Résumé

Euripide  iôn

On peut souvent juger d’un homme sur son aspect, et savoir s’il est bien né. Ah ! tu me saisis d’étonnement, en fermant tes yeux et en baignant de larmes tes nobles joues, dès que tu as aperçu ce sanctuaire sacré de Loxias. Pourquoi ce chagrin, ô femme ? Là où tous se réjouissent de voir le Temple du Dieu, tes yeux répandent des larmes !
KRÉOUSA. Ô Étranger, il est juste que tu sois étonné de mes larmes ; mais, en voyant cette demeure d’Apollôn, j’ai été saisie d’un ancien souvenir, et mon esprit était dans ma patrie, bien que je sois ici. Ô malheureuse femme ! Ô crimes des Dieux !
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Euripide  iôn

KRÉOUSA. Pourquoi, voilant ta tête, ô vieillard, répands-tu des larmes ?
LE VIEILLARD. Je vois ton père et toi, accablés de maux tous deux.
KRÉOUSA. Telle est la destinée des mortels. Rien ne demeure stable.
LE VIEILLARD. Ne gémissons donc pas davantage, ô fille !
KRÉOUSA. Que faut-il donc que je fasse ? Le malheur ne sait à quoi se résoudre.
LE VIEILLARD. Venge-toi du Dieu qui, le premier, t’a outragée.
KRÉOUSA. Comment, moi, mortelle, l’emporterais-je sur les Tout-puissants ?
LE VIEILLARD. Mets le feu au Temple vénérable de Loxias !
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Euripide  iôn

En vous livrant sans retenue aux voluptés, vous faites injustement. Il n’est pas équitable d’accuser les hommes de méchanceté, si nous imitons les vices des Dieux ; mais ce sont ceux qui nous les enseignent qu’il faut accuser.
LE CHŒUR.
Strophe. Je t’invoque, Athana, ma Déesse, toi qui n’as jamais subi les douleurs de l’enfantement, toi qui fus mise au jour, hors de la tête de Zeus, par le Titan Promètheus, ô vénérable Victoire ! Descends des lambris d’or de l’Olympos vers les lieux où la demeure de Phoibos est bâtie au nombril de la terre, où il prophétise sur le Trépied entouré de danses !
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