“ Et moi, je me glorifie d’être Apollôn, fils de Zeus. Je vous ai conduits ici sur les grandes eaux de la mer, ne vous voulant point de mal ; mais vous garderez ici mon temple magnifique honoré par la foule des hommes. Et vous connaîtrez les volontés des Immortels, et, par la volonté des Dieux, vous serez sans cesse honorés tous les jours. Mais, allons ! obéissez promptement à ce que je vais dire. Serrez d’abord la voile à l’aide des courroies, et traînez la nef rapide à terre. Enlevez de la nef égale le chargement et les agrès, et bâtissez un autel sur le rivage de la mer. ”
Homère
Résumé
Les Hymnes homériques, attribués à Homère, forment une collection de trente-quatre hymnes épiques dédiés aux dieux grecs, servant d’introduction à des œuvres plus longues. Rédigés entre le VIIe siècle av. J.-C. et le IVe siècle de notre ère, ils combinent récits mythologiques, origines divines et fondations de cultes.
Partageant avec l’Odyssée et l’Iliade le style épique et l’hexamètre dactylique, ces hymnes diffèrent par leurs thèmes et leur ton, comme l’Hymne à Déméter ou l’Hymne à Hermès. Leur influence, longtemps méconnue, s’est révélée essentielle dans la littérature antique et les arts.
Citations de Hymnes homériques (Homère)
“ Et toi, Archer Apollôn à l’arc d’argent, tantôt tu gravissais le rocheux Kynthios, tantôt tu fuyais les îles et les hommes, car tes temples et tes bois sacrés aux arbres épais sont nombreux, et les hauts rochers te sont chers, et les sommets des grandes montagnes, et les fleuves qui roulent à la mer. Mais c’est à Dèlos que tu charmes le plus ton âme, ô Phoibos. Là, pour toi se réunissent les Iaones aux tuniques traînantes, avec leurs enfants et leurs femmes ; et, se souvenant de toi, ils se réjouissent, quand ils célèbrent des Jeux, par le pugilat, la danse et le chant. ”
“ De là, comme la pensée, s’élançant de la terre vers le grand Olympos, il entre dans la demeure de Zeus, au milieu de l’assemblée des autres Dieux, et, aussitôt, les Immortels ne songent plus qu’à la kithare et au chant. Et toutes les Muses, répondant de leur belle voix, célèbrent les dons ambroisiens des Dieux et les misères des hommes, que ceux-ci reçoivent des Dieux immortels, vivant désespérés et insensés, et ne trouvant de remède ni à la vieillesse, ni à la mort. ”
