Théocrite, Idylles de Théocrite et Odes anacréontiques
“ Ô belle Amaryllis, pourquoi, penchée pour regarder, au seuil de cet antre, ne me nommes-tu plus ton jeune ami ? Me hais-tu ? Serait-ce, ô Nymphe, que de plus près je te semble camus et barbu ? Tu feras que je me pendrai ! Tiens, je t’apporte dix pommes ; je les ai cueillies là où tu m’as dit de les cueillir, et, demain, je t’en apporterai d’autres. Vois au moins ma douleur cruelle. Ah ! que ne puis-je, abeille bourdonnante, à travers le lierre et la fougère, pénétrer dans l’antre où tu te caches ! Maintenant je connais Érôs. C’est un Dieu accablant. ”
