Résumé

Théocrite Idylles de Théocrite et Odes anacréontiques

Ô belle Amaryllis, pourquoi, penchée pour regarder, au seuil de cet antre, ne me nommes-tu plus ton jeune ami ? Me hais-tu ? Serait-ce, ô Nymphe, que de plus près je te semble camus et barbu ? Tu feras que je me pendrai !
Tiens, je t’apporte dix pommes ; je les ai cueillies là où tu m’as dit de les cueillir, et, demain, je t’en apporterai d’autres. Vois au moins ma douleur cruelle. Ah ! que ne puis-je, abeille bourdonnante, à travers le lierre et la fougère, pénétrer dans l’antre où tu te caches !
Maintenant je connais Érôs. C’est un Dieu accablant.
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Théocrite Idylles de Théocrite et Odes anacréontiques

Bien des fois les brebis revinrent seules du vert pâturage à l’étable, tandis qu’il se consumait, depuis le jour levant, sur les algues du bord, gardant au fond de son cœur, comme une flèche dans le foie, la plaie cuisante de la grande Kypris. Mais il découvrit le remède à son mal, et, assis sur les roches élevées, regardant la haute mer, il chantait ainsi :
— Ô blanche Galatéia, plus blanche à voir que le fromage, plus délicate que l’agneau, plus fière que la génisse, et dont la peau est plus luisante et plus ferme que le raisin vert, pourquoi rejettes-tu celui qui t’aime ?
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Théocrite Idylles de Théocrite et Odes anacréontiques

Prends cette belle syrinx à laquelle la cire a donné l’odeur du miel, et que mes lèvres ont assouplie, car voici qu’Érôs m’entraîne vers le Hadès.
Finissez le chant bucolique, ô Muses, finissez. — Ayant ainsi parlé, il se tut. Aphrodita voulut le ranimer, mais les Moires avaient cessé de filer, et Daphnis fut emporté par le courant, et l’abîme engloutit celui qu’aimaient les Muses, que ne haïssaient point les Nymphes. Finissez le chant bucolique, ô Muses, finissez. — Et maintenant, buissons et acanthes, couvrez-vous de violettes ! Que le beau narcisse sur les genévriers fleurisse !
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