Résumé

Les Kitharèdes

Salut ! dis à Sappho qu’une femme module
Les odes où persiste un souvenir d’Atthis,
Qu’elle a chanté ses vers devant le crépuscule :
Étrangère, apprends-lui que mon nom est Nossis.
Dis-lui qu’en appelant sa caresse inconnue,
J’ai sangloté d’amour sous mes cheveux épars,
Que je la vois, pareille à l’Aphrodite nue,
Dis-lui que je l’attends et que je l’aime... Pars !
Rien n’est plus doux qu’Érôs, et tout ce qui est heureux vient après. J’ai craché de ma bouche mime le miel. Et voici ce que dit Nossis : Celle que Kupris n’a point aimée ne sait pas quelles fleurs sont les roses.
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Les Kitharèdes

Caressant Éranna courbée à tes genoux,
Et mêlant tes cheveux noirs à ses cheveux pâles :
« Quelqu’un, dans l’avenir, se souviendra de nous.
Les Muses, à qui plaît la voix des amoureuses,
Nous firent glorieuses. »
... mon nom est Nossis.
Que mon salut te suive au delà de la mer
Et des couchants de pourpre, ô femme qui navigues
Vers Mytilène aux murs vivants comme une chair,
Vers la Rive couchée en ses roses prodigues,
Qui recueille les noms jeunes et le printemps
Des hymnes consentants.
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Les Kitharèdes

Psappha l’appelle une vierge à la voix douce.
Beaucoup plus mélodieuse que le paktis, plus dorée que l’or, elle mérita les comparaisons gracieuses dont Psappha fleurit, pour elle, ses strophes marmoréennes. Elle fut en vérité plus tendre que les roses, plus blanche que le lait, plus délicate que l’eau...
... De ses yeux bleus et verts d’avoir longuement contemplé la mer glauque, Éranna suit l’aile d’un rêve qui s’éloigne. Elle soulève à demi le voile qui l’embrume de mystère.
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