Euripide 

Résumé

Euripide  les hèrakléides

Serait-il plus beau, — et plaise aux Dieux que cela ne soit jamais ! — la Ville prise, de tomber aux mains de nos ennemis et de subir ensuite des traitements indignes, moi, née d’un père illustre, et, néanmoins, de recevoir la mort ? Mais, chassée de cette terre et vagabonde, ne serais-je pas accablée de honte, si quelqu’un disait : — Pourquoi venez-vous ici avec ces rameaux suppliants, vous qui êtes si avides de vivre ? Sortez d’ici ! car nous ne venons pas en aide aux lâches ! — Et si, laissant mourir mes frères, je sauvais ma vie, je n’aurais pas l’espérance d’être heureuse.
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Euripide  les hèrakléides

Parce que j’ai reçu des suppliants, je dois, en cheveux blancs, combattre avec le fer pour mes demeures et pour la terre de la patrie !
Antistrophe I. C’est une chose redoutable, en effet, qu’une Ville telle que Mykèna, riche et illustre par la force des armes, nourrisse de la colère contre mon pays. Mais il serait honteux à nous, ô Ville, de livrer des suppliants sur l’ordre d’Argos. Zeus est mon compagnon de guerre, je ne crains rien, Zeus nous est reconnaissant avec justice. Jamais les Dieux ne seront moins forts que les mortels.
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Euripide  les hèrakléides

Si tu te glorifies orgueilleusement, les autres n’en prennent pas plus de souci de toi, ô Étranger venu ici d’Argos ! Certes, tu n’épouvantes pas mon cœur par ta jactance. Qu’une telle crainte n’atteigne jamais la grande Athèna aux belles dansés ! Mais tu es insensé, comme le Tyran Argien, fils de Sthénélos.
Antistrophe. Toi qui, entrant dans une ville étrangère, non moindre qu’Argos, veux emmener de force, étranger toi-même, des exilés suppliants des Dieux et embrassant notre terre, et qui, ne faisant rien de juste, n’obéis point à nos Rois.
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