Résumé

E. Yemeniz Revue des Deux Mondes

Ce fut pour le talent de Zalokostas l’occasion d’une remarquable transformation. L’enthousiasme de la liberté, l’enivrement du combat, l’éclat des aventures guerrières, s’effacent en lui devant le sentiment de douleur qui l’absorbe. Sa muse se replie tristement sur elle-même, et en même temps rencontre des inspirations plus pénétrantes, qui se traduisent en de moins rudes accens. De cette époque datent ses meilleures poésies fugitives. Il en est une, le Poète, dans laquelle Zalokostas fait allusion à lui-même et au pressentiment de sa fin prochaine
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E. Yemeniz Revue des Deux Mondes

Ils croient que les âmes des malheureux dont le corps n’a point eu de funérailles errent éternellement au fond des solitudes, le long des fleuves, sur les bords de la mer, implorant sans cesse des prières, impuissantes d’ailleurs à terminer leur supplice. De leur côté, les Turcs ne manquaient jamais de trancher la tête aux cadavres des Grecs restés en leur pouvoir, et d’exposer ce hideux trophée aux injures et aux profanations d’une populace fanatique. De toutes les chances de la guerre, c’était celle que les klephtes redoutaient le plus.
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E. Yemeniz Revue des Deux Mondes

Ce n’est pas seulement pour les lire qu’on les achète, mais pour en apprendre par cœur les plus remarquables passages. Que de fois, pendant mes courses à l’intérieur de la Grèce, dans un caravansérail enfumé, n’ai-je pas entendu des artisans, des marchands, des voyageurs de la plus médiocre apparence, déclamer à tour de rôle les plus belles tirades de quelque récent poème, après avoir chanté les vieilles romances de leurs improvisateurs ! Le peuple grec aime ses poètes, et il sait à l’occasion les secourir dans leurs besoins et les soutenir dans les épreuves de la vie publique.
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