Résumé

Alfred Lemaître Musulmans et chrétiens : notes sur la guerre de l'indépendance grecque (1895)

On y sent l'effort douloureux d'un homme auquel sa conscience reproche le rôle qu'il vient de jouer dans un événement terrible dont il est en grande partie responsable. C'est l'amiral de Rigny en somme qui a conseillé « le parti le plus décisif », suivant sa propre expression. Il savait Ibrahim loin de son bord et ne feint pas de l'avoir ignoré comme Codrington. Il n'a donc pas eu un seul instant l'idée que la flotte ennemie attendît le combat. Embossés d'ailleurs comme ils l'étaient, les capitaines turco-égyptiens n'eussent-ils pas commis une insigne folie en engageant la moindre affaire.
Source : Gallica

Alfred Lemaître Musulmans et chrétiens : notes sur la guerre de l'indépendance grecque (1895)

LES DEUX SIÈGES DATHÈNES 119
par une batterie de quatre pièces de six, débarquait au sud-est de Phalère et marchait sur les derrières des postes turcs les plus rapprochés de l'Acropole. Ce corps devait être renforcé par les troupes en position au nord du Pirée et par celles qui occupaient les hauteurs de Phalère. Tout allait pour le mieux: les mesures paraissaient bien prises, et les troupes s'avançaient presque en bon ordre, ne parlant que de vaincre ou mourir, lorsqu'elles furent assaillies à l'improviste par un détachement turc à la tête duquel galopait Reschid-Pacha.
Source : Gallica

Alfred Lemaître Musulmans et chrétiens : notes sur la guerre de l'indépendance grecque (1895)

On ne saurait mieux s'élever contre le parti pris de l'Europe en faveur de gens si peu dignes d'intérêt que les prétendus opprimés « du pays des souvenirs ». Ces opprimés, au commencement de 1824, occupaient, à l'exception de Coron et de Modon, toutes les places fortes du Péloponèse; l'Archipel appartenait aux insulaires qui n'avaient plus été sérieusement inquiétés depuis la mort de Kara Ali. En un mot, l'insurrection semblait victorieuse : sur mer avec les brûlots, sur terre, grâce aux tortures de la faim et de la soif, qui avaient amené les garnisons assiégées à capituler.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature