Alfred Lemaître, Musulmans et chrétiens : notes sur la guerre de l'indépendance grecque (1895)
“ On y sent l'effort douloureux d'un homme auquel sa conscience reproche le rôle qu'il vient de jouer dans un événement terrible dont il est en grande partie responsable. C'est l'amiral de Rigny en somme qui a conseillé « le parti le plus décisif », suivant sa propre expression. Il savait Ibrahim loin de son bord et ne feint pas de l'avoir ignoré comme Codrington. Il n'a donc pas eu un seul instant l'idée que la flotte ennemie attendît le combat. Embossés d'ailleurs comme ils l'étaient, les capitaines turco-égyptiens n'eussent-ils pas commis une insigne folie en engageant la moindre affaire. ”
