Résumé

Joseph Kerviler Souvenirs d'un vieux capitaine de frégate… (1893-1897)

La discorde même s'y est introduite, et si l'opiniâtreté du pacha continue, ce beau corps d'armée périra sans combattre ; mais il laissera des traces effrayantes de son passage, car bientôt les beaux coteaux de la Messénie ne présenteront plus qu'un vaste désert couvert de cendres. La violence des incendies allumés par les Turcs est telle, que l'après-midi nous traversâmes l'immense golfe de Calamata au milieu d'un nuage de fumée qui nous empêchait de distinguer aucune terre, même très près de nous, et qui en même temps nous suffoquait.
Source : Gallica

Joseph Kerviler Souvenirs d'un vieux capitaine de frégate… (1893-1897)

Smyrne est une ville de 80000 âmes, bâtie en amphithéâtre sur le penchant d'un coteau, ce qui lui donne, de la rade, un large et bel aspect. Les maisons, dont les toits s'avancent de beaucoup sur les murailles, forment de loin plusieurs masses compactes, desquelles émergent çà et là les coupoles des mosquées, dont les minarets, blanchis ou peints en briques, s'élèvent en flèches élancées et contrastent singulièrement avec les pointes d'un vert noir des groupes de cyprès épais dans le milieu de la ville.
Source : Gallica

Joseph Kerviler Souvenirs d'un vieux capitaine de frégate… (1893-1897)

Notre poste, quoique très obscur, est grand et nous permet de tenir debout sous barrot, avantage que je n'ai pas encore rencontré ; en un mot tout nous fait espérer que nous serons bien ici. Fasse le ciel que cela dure !
Le 28, le brick-goëlette la Flèche entra en rade, arrivant de France ; il venait de relâcher à Navarin, et la manière dont Ibrahim Pacha avait reçu le capitaine nous le fit juger comme un homme plein de sentiments d'honneur et de délicatesse, et comme l'être le plus original qu'on puisse rencontrer.
Source : Gallica

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