Résumé

Édouard Chevalier Histoire de la marine française sous le consulat et l'empire… (1886)

En résumé, de 1793à 1815, la marine n'est pas propre à faire la guerre; une qualité essentielle lui manque, elle n'est pas militaire. Les états-majors sont braves, les équipages déploient une énergie et un courage dignes des plus grands éloges, mais ni les uns ni les autres ne savent se battre. Des exceptions existent, mais elles ne peuvent infirmer la règle. Dans les combats, nos pertes sont considérables, celles de l'ennemi presque nulles.
Si, par notre opiniâtreté, par un grand sacrifice d'hommes, nous sauvons l'honneur du pavillon, nous ne faisons pas de mal à l'ennemi.
Source : Gallica

Édouard Chevalier Histoire de la marine française sous le consulat et l'empire… (1886)

L'incendie qui dévorait l'Achille éclairait cette scène de désastre. Peu après, ce vaisseau sauta, entraînant avec lui dans l'abîme une partie de son équipage ; l'enseigne de vaisseau Cauchard, qui avait, à ce moment, l'honneur de le commander, se trouva parmi les victimes. Ce sinistre événement fut le dernier acte de ce drame maritime. Il était alors cinq heures et demie. Une heure auparavant, après une lente et douloureuse agonie, le chef de la flotte victorieuse, Nelson, expirait dans le faux-pont du Victory. Il mourait enseveli dans son triomphe.
Source : Gallica

Édouard Chevalier Histoire de la marine française sous le consulat et l'empire… (1886)

Si l'ennemi, manœuvrant avec la hardiesse qui lui était habituelle, entrait en rade, l'escadre française courait de sérieux dangers. Il fallait donc mettre la plus grande hâte à renflouer nos bâtiments, mais déjà l'organisation imparfaite de la défense se faisait sentir. Des vaisseaux attendaient encore leurs chaloupes, envoyées, la veille, à l'estacade ; d'autres n'avaient plite d'ancres. A six heures du matin, l'amiral Allemand signala qu'il laissait chaque
capitaine libre de sa manœuvre pour la sûreté de son bâtiment.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature