Agneau Pascal

Définition et enjeux

Portrait de Alfred Loisy Alfred Loisy,  Études évangéliques (1903)

“ C'est pourquoi l'idée de l'agneau pascal a trouvé d'assez nombreux partisans 4 : elle est à écarter cependant, ou du moins elle n'est pas à considérer comme épuisant la pensée de l'évangéliste. L'agneau pascal n'était pas regardé comme une victime propitiatoire, et l'allusion se rapporte directement à la description du serviteur de Iahvé 5, que le prophète compare à « la brebis conduite à la boucherie », à « l'agneau muet devant celui qui le tond ». Ce rapprochement se trouve dans l'Apocalypse, où le Christ est présenté sous la figure d'un agneau immolé 6. ”
Source : Gallica

Jésuites et imprimeurs de Trévoux,  Dictionnaire de Trévoux/6e édition…

“ Hist. de Mars. Autrefois on bénissoit le jour de Pâque pendant la Messe l’Agneau Pascal que l’on devoit manger, comme il paroît par la vie de S. Uldric, Evêque d’Ausbourg. On ne fait plus cette cérémonie pendant la Messe dans les communautés anciennes où elle se pratique encore, comme dans l’Abbaye de S. Victor à Paris, où on le bénit dans le réfectoire, & on le mange à dîner.
La diminution du nombre des bêtes à laine a souvent obligé de défendre l’usage de la chair des agneaux.
”
Source : Wikisource

Portrait de Blaise Pascal Blaise Pascal,  Pensées (1670)

“ Rien n’est plus aisé que d’être dans une grande charge, et dans de grands biens selon le monde ; rien n’est plus difficile que d’y vivre selon Dieu, et sans y prendre de part et de goût.
[§] L’ancien Testament contenait les figures de la joie future, et le nouveau contient les moyens d’y arriver. Les figures étaient de joie, les moyens sont de pénitence. Et néanmoins l’agneau Pascal était mangé avec des laitues sauvages, cum amaritudinibus , pour marquer toujours qu’on ne pouvait trouver la joie que par l’amertume.
”
Source : Wikisource

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