Résumé

Portrait de Blaise Pascal Blaise Pascal Oeuvres de Pascal. Lettres écrites à un provincial… (1885-1886)

A quoi songez-vous, mes pères, de témoigner ainsi publiquement que vous ne mesurez la Foi et la Vertu des hommes que par les sentiments qu'ils onta pour votre Société? Comment n'avez-vous point appréhendé de vous faire passer vous-mêmes, et par votre propre aveu, pour des Imposteurs ou des Calomniateurs? Quoi! mes pères, un même homme, sans qu'il se passe aucun changement en lui, selon que vous croyez qu'il honore ou qu'il attaque votre Compagnie, sera « pieux ou impie, irrépréhensible ou excommunié, digne pasteur de l'Église, ou digne d'être mis au feu, et enfin catholique ou hérétique? »
Source : Gallica

Portrait de Blaise Pascal Blaise Pascal Oeuvres de Pascal. Lettres écrites à un provincial… (1885-1886)

Quoi! mes pères, Jésus-Christ est-il venu pour détruire la Loi, et non pas pour l'accomplir? « Les Juges puniraient, dit Lessius, ceux qui tueraient en cette occasion ; mais on n'en serait pas coupable en conscience. » Est-ce donc que la Morale de Jésus-Christ est plus cruelle et moins ennemie du Meurtre que celle des Païens, dont les Juges ont pris ces Lois civiles qui les condamnent? Les Chrétiens font-ils plus d'état des biens de la terre, ou font-ils moins d'état de la vie des hommes que n'en ont fait les Idolâtres et les Infidèles? Sur quoi vous fondez-vous, mes pères?
Source : Gallica

Portrait de Blaise Pascal Blaise Pascal Oeuvres de Pascal. Lettres écrites à un provincial… (1885-1886)

D'abord un bruit léger rasant le sol, comme une hirondelle avant l'orage... telle bouche le recueille et piano, piano, vous le glisse en l'oreille adroitement; le mal est fait : il germe, il rampe, il chemine, et, rinforzando, de bouche en bouche, il va le diable, puis tout à coup, on ne sait comment, vous voyez la Calomnie se dresser, siffler, s'enfler, grandir à vue d'oeil; elle s'élance, étend son vol, tourbillonne, enveloppe, arrache, entraîne, éclate et tonne, et devient un cri général, un crescendo, un chorus universel de haine et de proscription.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature