Georges Goyau,
Vie des livres et des âmes. Virgile chrétien…
(1923)
“ Car le moyen âge, tel qu'il s'exprime chez Dante par les lèvres de saint Bernard, ne laissait pas, au ciel, la Vierge chômer; et cette élue des élus, « humble et haute plus qu'aucune autre créature », devait, dans sa splendeur même, besogner aussi, plus qu'aucune autre. « Femme, lui dit Bernard au trente-troisième chant du Paradis, tu es si grande et tu as tant de puissance que celui qui veut une grâce et ne recourt pas à toi veut que son désir vole sans ailes. Ta bonté ne secourt pas seulement celui qui demande, mais bien des fois elle va libéralement au-devant de la demande ». ”
