Léonce Curnier

Résumé

Léonce Curnier La Jeunesse de Frédéric Ozanam… (1890)

Deux choses sont nécessaires, ajoute Ozanam, pour la perfection de l'art : d'un côté, le génie, de l'autre, le travail. Le génie est un don, et les siècles peu nombreux qui le possèdent, n'arrivent toutefois à la gloire que par la discipline du travail, par un long apprentissage sous la conduite d'autrui. Le travail est une loi, et, courageusement accomplie, il n'est point de temps si malheureux qu'elle ne puisse honorer encore; elle console même la société de l'absence momentanée du génie, puisqu'elle en assure le retour en gardant la place qu'il a laissée.
Source : Gallica

Léonce Curnier La Jeunesse de Frédéric Ozanam… (1890)

Mon cœur battait à l'unisson du sien, quand la main délicate qui bientôt écrira la Vie de sainte Elisabeth de Hongrie, gracieuse légende détachée avec amour de la couronne poétique du moyen âge, empruntait aux richesses de la littérature d'outre-Rhin l'intéressante histoire de Novalis, de cet enfant de la rêveuse et mélancolique Allemagne avec qui Ozanam eut tant de traits de ressemblance, qui, comme lui, « aima Dieu, la nature qu'il a créée, la poésie qui est la voix de cette nature (2) », et, comme lui, regagna sa céleste demeure, laissant son œuvre inachevée.
Source : Gallica

Léonce Curnier La Jeunesse de Frédéric Ozanam… (1890)

Il fut beau de voir, s'écrie Ozanam, ces deux pontifes persécutés, l'un par le despote de l'Allemagne, l'autre par le tyran de l'Angleterre, se rencontrer tous deux dans un même exil pour une même cause, dans une même hospitalité, sur notre terre de France, justement fière de ce droit d'asile qu'elle exerçait en faveur des vertus proscrites ; il fut beau de les voir, l'un portant la couronne d'épines de la papauté, l'autre à
la veille de ceindre l'auréole du martyre, se consoler et s'affermir par un échange de courageuses pensées.
Source : Gallica

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