Frédéric Ozanam

Définition et enjeux

Léonce Curnier La Jeunesse de Frédéric Ozanam… (1890)

Frédéric Ozanam a été enlevé dans la force de l'âge ; une mort prématurée a brisé sa plume au milieu de ses plus brillants travaux. Il n'eut pas de son vivant toute la renommée dont il était digne. Sa réputation qui ne le préoccupait pas beaucoup, parce qu'il nourrissait une ambition plus élevée, n'avait guère dépassé le cercle assez restreint du monde universitaire. Ses succès n'avaient eu qu'un faible retentissement dans la presse quotidienne qui a si vite popularisé les écrivains qu'elle encense.
Quel que fût le mérite d'Ozanam, son humilité était plus grande encore.
Source : Gallica

Léonce Curnier La Jeunesse de Frédéric Ozanam… (1890)

Ozanam est là tout entier avec sa foi, son humilité, sa charité, sabonté naturelle, avec sa science même, dont le souverain Maître était le principe et la fin, avec cette science éclairée par le divin flambeau, qui n'avait fait que fortifier en lui les pieuses croyances qu'il dut d'abord à sa mère.
En résumé, chez Frédéric Ozanam, l'homme, l'apôtre, le professeur et l'écrivain se confondent dans une harmonieuse unité. Si à la gloire véritable qu'il s'est acquise, à plus d'un titre, parmi les catholiques, vous joignez le « murmure d'estime » qui ne cessa .
Source : Gallica

Léonce Curnier La Jeunesse de Frédéric Ozanam… (1890)

Ce témoignage du Père Lacordaire, qui joua un si grand rôle dans la conquête de la liberté d'enseignement, honore infiniment Frédéric Ozanam. Nul ne pouvait mieux le juger que lui, et l'hommage qu'il rend au professeur et au catholique, après les avoir vus à l'œuvre de si près, est un des plus beaux titres de ce saint homme à notre admiration. Ozanam eut toujours cette modération intelligente qui est un des charmes de la vertu, et ajoute en même temps à son influence non moins puissante que douce.
Source : Gallica

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