Léonce Curnier

Élements biographiques

Léonce Curnier La Jeunesse de Frédéric Ozanam… (1890)

Deux choses sont nécessaires, ajoute Ozanam, pour la perfection de l'art : d'un côté, le génie, de l'autre, le travail. Le génie est un don, et les siècles peu nombreux qui le possèdent, n'arrivent toutefois à la gloire que par la discipline du travail, par un long apprentissage sous la conduite d'autrui. Le travail est une loi, et, courageusement accomplie, il n'est point de temps si malheureux qu'elle ne puisse honorer encore; elle console même la société de l'absence momentanée du génie, puisqu'elle en assure le retour en gardant la place qu'il a laissée.
Source : Gallica

Léonce Curnier Rivarol, sa vie et ses oeuvres (1858)

Le lauréat de l'académie de Berlin trouva encore vivant dans le monde littéraire de la capitale de la Prusse le souvenir de ses succès académiques, et il y fut fêté par les anciens juges du tournoi où il avait remporté le prix. La France errante et fugitive était alors partout en Europe. Rivarol rencontra à Berlin une nombreuse émigration dont il devint bientôt le coryphée, quoiqu'il fût loin de partager toutes ses passions ; car les crimes de la révolution que nul ne maudissait et ne détestait plus que lui, n'avaient jamais altéré dans son âme le sentiment du patriotisme.
Source : Gallica

Léonce Curnier La Jeunesse de Frédéric Ozanam… (1890)

Il fut beau de voir, s'écrie Ozanam, ces deux pontifes persécutés, l'un par le despote de l'Allemagne, l'autre par le tyran de l'Angleterre, se rencontrer tous deux dans un même exil pour une même cause, dans une même hospitalité, sur notre terre de France, justement fière de ce droit d'asile qu'elle exerçait en faveur des vertus proscrites ; il fut beau de les voir, l'un portant la couronne d'épines de la papauté, l'autre à
la veille de ceindre l'auréole du martyre, se consoler et s'affermir par un échange de courageuses pensées.
Source : Gallica

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