Antoine de Rivarol

Élements biographiques

Portrait de Antoine de Rivarol Antoine de Rivarol,  Dictionnaire classique de la langue française Rivarol (1827)

“ L’Angleterre se dégagea des rayons de la France et brilla de sa propre lumière. De grands esprits s’élevèrent dans son sein. Sa langue s’était enrichie, comme son commerce, de la dépouille des nations. Pope, Adisson et Dryden en adoucirent les sifflemens, et l’anglais fut, sous leur plume ; l’italien du Nord. L’enthousiasme pour Shakespear et Milton se réveilla ; et cependant Locke posait les bornes de l’esprit humain, Newton trouvait la nature de la lumière et la loi de l’univers.
Aux yeux du sage, l’Angleterre s’honorait autant par la philosophie, que nous par les arts
”
Source : Wikisource

Portrait de Antoine de Rivarol Antoine de Rivarol,  Pensées inédites de Rivarol ; suivies de deux Discours sur la philosophie moderne et sur la… (1836)

“ On attendra longtemps une bonne histoire de la révolution : mais dans le temps où nous sommes on est plus près d'une action que d'une idée, d'un regret que d'un remords, et d'un rôle quelconque que d'un talent. Les acteurs de la révolution ressemblent aux vents et aux vagues d'une mer irritée, ils font la tempête et l'ignorent. On ne peut pas encore donner aux Français une confession salutaire de leurs excès : il faut observer que partout ailleurs la révolution et son principe n'eussent été qu'une hérésie, mais faite en France elle devient la religion dominante de l'Europe. ”
Source : Gallica

Portrait de Antoine de Rivarol Antoine de Rivarol,  Dictionnaire classique de la langue française Rivarol (1827)

“ Il faut donc que le pacte français plaise par la pensée, par une élégance continue, par des mouvemens heureux, par des alliances de mots. C’est ainsi que les grands maîtres n’ont pas laissé de cacher d’heureuses hardiesses dans le tissu d’un style clair et sage ; et c’est de l’artifice avec lequel ils ont su déguiser leur fidélité au génie de leur langue, que résulte tout le charme de leur style. Ce qui fait croire que la langue française, sobre et timide, serait encore la dernière des langues, si la masse de ses bons écrivains ne l’eût poussée au premier rang, en forçant son naturel. ”
Source : Wikisource

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