Antoine de Rivarol,
Dictionnaire classique de la langue française Rivarol
(1827)
“ L’Angleterre se dégagea des rayons de la France et brilla de sa propre lumière. De grands esprits s’élevèrent dans son sein. Sa langue s’était enrichie, comme son commerce, de la dépouille des nations. Pope, Adisson et Dryden en adoucirent les sifflemens, et l’anglais fut, sous leur plume ; l’italien du Nord. L’enthousiasme pour Shakespear et Milton se réveilla ; et cependant Locke posait les bornes de l’esprit humain, Newton trouvait la nature de la lumière et la loi de l’univers. Aux yeux du sage, l’Angleterre s’honorait autant par la philosophie, que nous par les arts ”

