Antoine de Rivarol,
De la Vie politique, de la fuite et de la capture de M. Lafayette…
(1792)
“ La loi martiale est décretée, & Lafayette est chargé de ce périlleux ministère. Il hésite, il. avance, il recule entre deux abymes. Le premier coup de fusil, parti sans son ordre, décide la question ; on tire sur le peuple : la constitution est teinte de sang, & l'assemblée a semé au champ de Mars les dents du dragon. Ici commence un nouvel ordre de choses. Le corps législatif a perdu l'idolatrie des peuples ; effrayé d'avoir enfanté ce qu'il n'a pas conçu, il précipite sa fin, & brise avant de se dissoudre le sceptre de général dans les mains de Lafayette. ”
