La Divine Comédie

Définition et enjeux

Paul Drouilhet de Sigalas De l'Art en Italie : Dante Alighieri et la Divine Comédie (1852)

La Divine Comédie, qui repose, non sur une idée isolée, propriété d'un peuple, mais sur une pensée religieuse et sacrée qui est à tous, sur un dogme qui est plus fort que le temps, doit certainement participer de l'indestructibilité, de l'universalité et de l'éternité de ce dogme. Or, la religion catholique, qui a éclairé du jour d'une révélation nouvelle ces traditions éparses, troublées et ternies de l'enseignement primitif, cette religion qui a enfanté la Divine Comédie, en lui donnant la vie, lui a communiqué ses caractères d'unité, de vérité, de beauté et de perpétuité.
Source : Gallica

Paul Drouilhet de Sigalas De l'Art en Italie : Dante Alighieri et la Divine Comédie (1852)

La Divine Comédie, nous l'avons vu, est une figure, une allégorie des efforts de l'âme pour se dégager des ombres qui l'obscurcissent, et de ses élans vers la Beauté souveraine. L'Enfer, le Purgatoire, le Paradis sont les degrés de cette progression. L'Enfer est la sphère des négations opposée à la sphère des affirmations divines; le Purgatoire est le point limitrophe et de transition entre ces deux mondes extrêmes; et le Paradis, la vision complète, absolue, la pleine révélation de ce mystère du Beau.
Source : Gallica

Portrait de Dante Alighieri Dante Alighieri Divine Comédie, traduction par M. Henri Dauphin… (1886)

Si la Divine Comédie n'est qu'une composition allégorique, il n'y a plus ni épopée ni drame. Elle devient une étude psychologique, où la poésie a revêtu de ses formes brillantes l'état d'une âme fatiguéede la tourmente des passions, la considération de leurs effets et de leurs suites inévitables, le repentir, le retour graduel au bien par la contemplation du beau, la rénovation de l'homme par la vraie science et par l'intuition du bonheur qu'elle assure. Expliquer ainsi un poème, c'est l'anéantir.
Source : Gallica

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