Résumé

Portrait de Auguste Brizeux Auguste Brizeux Œuvres de Auguste Brizeux

Ô mer, trempe mon être, — et rends-le pur, ô flamme !
Puis, le flux arrivé, lorsque enfin les îlots
Eurent caché leurs fronts noirâtres sous les flots,
Mon livre et mes habits jetés sur le rivage,
Je défiais les fils des pécheurs à la nage ;
Et souples, et nerveux, le plaisir dans le cœur,
Nous voilà tous luttant d’audace et de vigueur.
Ainsi je m’élançais, les cheveux à la brise,
Déployant ma poitrine où la vague se brise,
Et par l’onde bercé, doré par l’astre d’or,
Je chantais, je riais, et je chantais encor.
Source : Wikisource

Portrait de Auguste Brizeux Auguste Brizeux Œuvres de Auguste Brizeux

PRIMEL
Chacun d’eux vous vante, ô Nola !
J’en suis fier, et pourtant je sens un trouble là.
Chacun d’eux vous vante, ô Nola !
Arrachez les fleurs d’églantine !
Vous avez son parfum, sa couleur enfantine :
Ils vous aiment dans l’églantine.
Des sources troublez le cristal !
De l’onde vos yeux clairs ont l’éclat matinal :
Ils vous cherchent dans son cristal.
Des courtils chassez la mésange !
Vous avez sa voix pure, et tous, folie étrange,
Ils suivent pour vous la mésange.
Mais ne voilez pas votre cœur,
De tous les feux impurs ce diamant vainqueur,
Oh !
Source : Wikisource

Portrait de Auguste Brizeux Auguste Brizeux Œuvres de Auguste Brizeux

Or une douce fille, enfant comme moi-même,
Légère, les pieds nus, vint à passer : « Je t’aime ! »
Lui dis-je dans mon cœur. Je vis briller ses yeux,
Et je suivis ma route encor plus radieux.
La nature, l’amour, la parole d’un prêtre.
Avaient en un seul jour fécondé tout mon être. —
Ami de l’Idéal, mets ta main dans ma main,
Et je te conduirai par le même chemin.
Dans son berceau rustique heureux est le poète
Que la Nature aima d’une amitié secrète,
Qu’elle a, mère jalouse, élevé dans ses bras :
Celui qui n’a point bu son lait ne vivra pas.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature