Auguste Brizeux,
Œuvres de Auguste Brizeux
“ Ô mer, trempe mon être, — et rends-le pur, ô flamme ! Puis, le flux arrivé, lorsque enfin les îlots Eurent caché leurs fronts noirâtres sous les flots, Mon livre et mes habits jetés sur le rivage, Je défiais les fils des pécheurs à la nage ; Et souples, et nerveux, le plaisir dans le cœur, Nous voilà tous luttant d’audace et de vigueur. Ainsi je m’élançais, les cheveux à la brise, Déployant ma poitrine où la vague se brise, Et par l’onde bercé, doré par l’astre d’or, Je chantais, je riais, et je chantais encor. ”
