Vincenzo Gioberti,
Essai sur le beau, ou Éléments de philosophie esthétique…
(1843)
“ Le plus illustre et le plus important de ces rudiments civilisateurs était l'idée du Théos, c'est-à-dire du véritable Dieu, que les Pélasges purs de la péninsule illyrique adoraient à Dodone avant que l'émanatisme des Orientaux dénaturât cet oracle, en y mêlant les croyances superstitieuses dont le mythe de la colombe rapporté par Hérodote 2 était le vivant symbole. Le Théos, c'est-à-dire le Jupiter primitif des Pélasges, n'était point une notion claire et distincte, mais obscure et confuse, du véritable Dieu, dont le souveniravait survécu à la corruption de l'enseignement traditionnel ”
