Théos

Définition et enjeux

Portrait de Vincenzo Gioberti Vincenzo Gioberti,  Essai sur le beau, ou Éléments de philosophie esthétique… (1843)

“ Le plus illustre et le plus important de ces rudiments civilisateurs était l'idée du Théos, c'est-à-dire du véritable Dieu, que les Pélasges purs de la péninsule illyrique adoraient à Dodone avant que l'émanatisme des Orientaux dénaturât cet oracle, en y mêlant les croyances superstitieuses dont le mythe de la colombe rapporté par Hérodote 2 était le vivant symbole. Le Théos, c'est-à-dire le Jupiter primitif des Pélasges, n'était point une notion claire et distincte, mais obscure et confuse, du véritable Dieu, dont le souveniravait survécu à la corruption de l'enseignement traditionnel ”
Source : Gallica

Clément d’Alexandrie,  Les Pères de l’Église

“ Il y a plus ; le mot grec théos c’est-à-dire Dieu, se compose aussi de quatre lettres. Le Seigneur, après être demeuré seul dans le monde de l’intelligence, entre dans le monde des corps, avec la connaissance des mystères inénarrables et revêtu d’un nom qui surpasse tout ce que la langue peut exprimer. ”
Source : Wikisource

Portrait de Vincenzo Gioberti Vincenzo Gioberti,  Essai sur le beau, ou Éléments de philosophie esthétique… (1843)

“ Le dogme du Théos eut dans ce cas le sort commun de toutes les anciennes croyances nationales lorsqu'elles sont combattues et suffoquées par les opinions exotiques des colons et des conquérants. Néanmoins, dans les commencements de la civilisation hellénique et latine, le dogme pélasgique contre-balança, jusqu'à un certain point, l'oligarchie des prêtres, l'empêcha de jeter de profondes racines et de s'emparer de la société tout entière, produisit les thesmophores laïques, tels que Lycurgue, Solon, Minos, Charondas, Zaleucus, Numa, Pythagore, et contribua à fonder le gouvernement républicain. ”
Source : Gallica

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