Résumé

Pierre David Athènes assiégée . Poème, par Sylvain Phalantée… (1827)

« Ne désespère pas du salut de la Grèce, Dit-elle ; il est remis aux mains de la sagesse.
J'ai suivi le nuage et le char radieux Où siégeaient et Minerve et les cinq demi-dieux.
Périclès s'est fixé sur la nouvelle Athènes, Socrate en Italie, à Londres Démosthènes.
Solon du Nouveau Monde a touché l'heureux bord, Thésée a pénétré jusqu'au Paris du Nord.
Là, leurs sages conseils, leur divine éloquence, Sauront former les nœuds d'une auguste alliance ; Car pour toucher le cœur des peuples et des rois, Pallas du haut des cieux les inspire à la fois. »
Source : Gallica

Pierre David Athènes assiégée . Poème, par Sylvain Phalantée… (1827)

Veuve de ses enfants, l'antique Selléide Se couvre de cyprès ; et son fleuve rapide Qui naguère engloutit les femmes des héros, Donne un plus sourd murmure à ses lugubres flots.
Sur les sommets déserts, dans les sombres vallées, Reviennent sur les vents ces ames exilées, Et l'on entend ce cri dans le chêne agité :
« Ils sont morts pour la Grèce et pour la liberté. »
Ainsi parle Aquilon à travers le feuillage; Il dit , et pour quiconque entend bien ce langage, Eurus murmure aussi dans ces bois éternels: « Ils vivent pour la gloire ; ils seront immortels. »
Source : Gallica

Pierre David Athènes assiégée . Poème, par Sylvain Phalantée… (1827)

Ces peuples enchaînés, si voisins des enfers , Contre la liberté se servent de leurs fers.
Étrangère à l'honneur, cette confuse armée De l'amour du pillage était seule animée; Il tient lieu de la gloire aux soldats des tyrans.
Athènes n'offre plus à ses vils conquérants Que des temples détruits , que d'illustres décombres Dont Phébus autour d'eux dessine encor les ombres, Des champs sans moissonneurs et de tristes lambeaux Par leur bras sacrilège exhumés des tombeaux.
Source : Gallica

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