Résumé

A. Brizeux Revue des Deux Mondes

Pour dire leur amant, Phébus, le dieu du jour,
Le dieu de la pensée, ardent et bon génie
Qui lance la lumière et répand l’harmonie.
Pâle, les bras tendus, le sublime vieillard,
Lui-même Homère écoute, et tous les fils de l’art,
Grecs, Latins et Toscans (ô Corneille, ô Racine,
Aujourd’hui vous brillez dans cette cour divine !)
S’excitent à monter vers la cime d’azur
Où tout ce qu’ils rêvaient est harmonique et pur.
Chanteurs, ici pourtant la Muse vous confie
À son austère sœur, à la Philosophie :
Âme éprise du vrai, cœur sans illusion,
Esprit toujours plongé dans la réflexion.
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A. Brizeux Revue des Deux Mondes

L’homme à peine était né, qu’il était tout en pleurs :
Dieu lui donna le chant pour calmer ses douleurs,
Et pour lui rappeler doucement, par son charme,
Le radieux séjours qui n’a point vu de larme.
Du ciel viennent les vers, qu’ils remontent au ciel !
Tel l’éclair ; et malheur au cœur matériel
Qui, tout à ses calculs, appelle une chimère
La douceur de Virgile et la grandeur d’Homère !
Mais, aux plus mauvais jours, l’Esprit garde à l’écart
Des serviteurs à Dieu, des fidèles à l’art :
La prière fervente où le chant les convie,
Et les plaisirs de l’âme ennoblissent leur vie.
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A. Brizeux Revue des Deux Mondes

Et Nola, pour priser cette noble fierté,
Par de si longs retards sent son cœur attristé.
Faible, elle gourmandait cependant sa faiblesse,
Quand, son fusil au bras, son lévrier en laisse,
Le jeune seigneur passe : — « Ô vous, belle Nola ! »
Comme si le hasard seul l’avait conduit là.
Mais elle, son fuseau tournant toujours dans l’herbe :
« — Ne connaissez-vous pas, sire, un ancien proverbe ? » —
Il comprit, et, lançant l’agile lévrier,
Le galant ce jour-là ne courut qu’un gibier.
Puis arriva Flammik : battant chaque feuillage,
Cherchant des nids, il vint ainsi jusqu’au village.
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