Corde (musique)

Définition et enjeux

Portrait de Charles Beauquier Charles Beauquier,  Philosophie de la musique (1865)

“ Si vous ébranlez une corde et qu'en même temps vous la tendiez de plus en plus par un mouvement insensible et continu, vous rendez les vibrations de plus en plus rapides et ces sons s'élèvent, mais par degrés inappréciables. Entre le point de départ que nous supposons, la corde lâche et le point extrême de tension, il y a eu bien des sons, mais que l'oreille n'a pu nettement distinguer les uns des autres, tant la gradation a été insensible, de même que l'œil ne peut distinguer dans le prisme le point précis où une couleur commence à différer d'une autre. ”
Source : Gallica

Collectif,  Encyclopédie méthodique/Amusements

“ Qu’on prenne une corde de métal ou de boyaux d’animaux, dont on se sert dans les instrumens de musique ; qu’on l’attache par une de ses extrémités ; qu’après l’avoir étendue horizontalement, & l’avoir fait passer sur un arrêt fixe, on suspende à l’autre extrémité un poids quelconque qui la tende : alors, qu’on la pince ou qu’on la mette en vibration, on entendra un son, lequel est certainement produit par les vibrations réciproques de cette corde. ”
Source : Wikisource

Portrait de Auguste Laugel Auguste Laugel,  La Voix, l’Oreille et la Musique d’après les travaux du physicien allemand Helmholtz

“ Cependant ces cordes invisibles ne sont, on l’a compris, qu’une pure hypothèse ; dans la réalité, c’est la corde matérielle vibrante qui, spontanément, librement, se subdivise en deux, trois, quatre, cinq parties, après avoir produit sous la première impulsion et dans l’universalité de cet ébranlement le son fondamental. Les parties continuant à vibrer comme des cordes distinctes donnent la série des sons harmoniques [4] . ”
Source : Wikisource

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