Résumé

W. Maigne Nouveau manuel du luthier, ou Traité pratique de la construction des instruments à cordes et à archet… (1894)

On croit parfois que la mandoline ne peut interpréter que de la musique d'allure sautillante et vive, parce qu'on ne se rend pas compte à quel point ce trémolo bien fait peut donner l'illusion du son filé produit par le frottement de l'archet, et prêter aux mélodies qu'on exécute une sonorité exquise et un charme pénétrant, plus capables parfois que la virtuosité, de faire apprécier et aimer l'instrument.
Source : Gallica

W. Maigne Nouveau manuel du luthier, ou Traité pratique de la construction des instruments à cordes et à archet… (1894)

Quand on dérange l'âme ou le chevalet d'un violon, le contact immédiat n'étant plus si parfait qu'auparavant, pendant plusieurs jours les cordes paraissent fausses, parce que l'unisson ne s'est pas encore bien établi avec la caisse et que, dans la production de certains sons, elle ne vibre que par intermittence. J'ai fait un violon dont le la à vide était toujours faux; quelque corde que j'employasse, elle rendait toujours un son intermittent, quand elle était montée au ton du diapason ; un demi-ton plus bas, elle vibrait juste ; la table de l'instrument était en sapin extrêmement vieux.
Source : Gallica

W. Maigne Nouveau manuel du luthier, ou Traité pratique de la construction des instruments à cordes et à archet… (1894)

La cithare (1) , instrument à cordes pincées, est une véritable lyre perfectionnée, ou plutôt une sorte de petite harpe horizontale. Le son de la cithare est doux et mélancolique ; seule de tous les instruments à cordes, elle peut rendre l'accompagnement en même temps que le chant, tout aussi bien que le piano. La cithare est surtout très remarquable dans les vieux airs populaires et dans les romances où, par le moyen des notes glissées et vibrées, ainsi que des sons harmoniques, on en obtient les effets les plus mélodieux.
Source : Gallica

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