Basse (musique)

Définition et enjeux

Portrait de Ludovic Vitet Ludovic Vitet Études sur l'histoire de l'art… (1867-1868)

Peut-être ne saura-t-il pas exactement par cœur le nom de toutes les alliances de notes et leur marche rigoureuse, mais il les connaîtra, pour ainsi dire, par leur physionomie ; et dounez-lui une basse sans chant, ou bien un chant sans basse, il va, du premier coup d'oeil, vous remplir les lacunes. Ne craignez pas que votre oreille soit offensée par quelques faux accords ; ils seront peut-être incorrects, mais jamais discordants, car c'est sa propre oreille qui lui sert de guide. En un mot, moitié sentiment, moitié habitude, il sait l'harmonie
Source : Gallica

Mathis Lussy Traité de l'expression musicale… (1874)

Mais n'oublions pas que la première note d'un rhythme secondaire, si elle tombe sur un temps faible, le levé, peut prendre l'accompagnement de la note précédente, quand même il en résulterait une dissonance, l'oreille s'accommodant plus aisément d'une dissonance que d'un continuel balancement des notes de la basse. N'oublions pas, surtout, qu'il faut, en musique, des contrastes, des oppositions: après un rhythme doux, calme, le sentiment accepte avec empressement un rhythme énergique mouvementé.
Source : Gallica

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