Thérèse Wartel,
Leçons écrites sur les sonates pour piano seul de L. van Beethoven
(1865)
“ Rien n'est plus pathétique que ces plaintes chantées, pleurées à l'aigu, et il faut que l'exécutant y mette toute la chaleur de cœur que le bon Dieu lui a donnée. Il n'y en aura jamais trop, jamais assez. — A la ge mesure, lorsqu'elles se trouvent en syncopes, l'émotion arrive à son comble, et l'exécutant, ému lui-même, doit émouvoir l'auditoire, car c'est là un de ces morceaux de musique instrumentale qui vont chercher la passion, quelle qu'elle soit, au fond de notre âme, et le cœur qui n'est pas touché de cet adagio ne le sera d'aucune musique possible. ”
