Résumé

Portrait de Thérèse Wartel Thérèse Wartel Leçons écrites sur les sonates pour piano seul de L. van Beethoven (1865)

Rien n'est plus pathétique que ces plaintes chantées, pleurées à l'aigu, et il faut que l'exécutant y mette toute la chaleur de cœur que le bon Dieu lui a donnée. Il n'y en aura jamais trop, jamais assez. — A la ge mesure, lorsqu'elles se trouvent en syncopes, l'émotion arrive à son comble, et l'exécutant, ému lui-même, doit émouvoir l'auditoire, car c'est là un de ces morceaux de musique instrumentale qui vont chercher la passion, quelle qu'elle soit, au fond de notre âme, et le cœur qui n'est pas touché de cet adagio ne le sera d'aucune musique possible.
Source : Gallica

Portrait de Thérèse Wartel Thérèse Wartel Leçons écrites sur les sonates pour piano seul de L. van Beethoven (1865)

Voilà encore, au début de ce morceau, l'alliance d'une mesure forte, et d'une mesure piano, et comme le mouvement est très-vif, cela donne au rhythme un caractère tout particulier; il importe de le scander extrêmement, et si piano que l'on joue, de lui conserver un sentiment leste et décidé. — Nous nous établissons plus que jamais dans le monde fantastique avec cette profusion de doubles croches, éternellement liées par deux, qui se font, en enlevant toutes les secondes bien légèrement, et arrivant, à l'aide de la petite pédale, au pianissimo le plus complet.
Source : Gallica

Portrait de Thérèse Wartel Thérèse Wartel Leçons écrites sur les sonates pour piano seul de L. van Beethoven (1865)

La 3e partie est une merveille de grâce, il y faut marquer la mélodie dès les premiers mi, faits de la main droite, dans la 1re mesure. Ils doivent être scandés, quoique piano, et portés un peu lourdement, sans nuire au charme.— Le crescendo doit augmenter de note en note, pour éclater comme un tonnerre sur le trille du sol bémol qui sera serré avec vigueur, suivi qu'il est tout à coup d'un piano, qui finira la reprise en toute élégance. — Il faut singulièrement ménager les accords de basse qui commencent la 2e partie pianissimo et louré, avec un rhythme bien serré.
Source : Gallica

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