Auguste Laugel,
La Voix, l’Oreille et la Musique d’après les travaux du physicien allemand Helmholtz
“ Comme ces voix mâles, résolues, patientes, où l’on ne sent jamais l’émotion de l’homme, conviennent bien à une musique austère, qui ne cherche ses effets que dans les savantes combinaisons de l’harmonie ! Le caractère impersonnel de l’orgue en fait l’instrument religieux par excellence ; il y a quelque chose de plus implacable dans ses rugissemens et ses tonnerres que dans ceux d’un orchestre ordinaire, et dans les mélodies les plus douces et les plus tendres on sent je ne sais quelle sérénité, quel détachement de la passion humaine ; le trouble devient terreur, le plaisir extase. ”
