Résumé

Portrait de Auguste Laugel Auguste Laugel La Voix, l’Oreille et la Musique d’après les travaux du physicien allemand Helmholtz

Comme ces voix mâles, résolues, patientes, où l’on ne sent jamais l’émotion de l’homme, conviennent bien à une musique austère, qui ne cherche ses effets que dans les savantes combinaisons de l’harmonie ! Le caractère impersonnel de l’orgue en fait l’instrument religieux par excellence ; il y a quelque chose de plus implacable dans ses rugissemens et ses tonnerres que dans ceux d’un orchestre ordinaire, et dans les mélodies les plus douces et les plus tendres on sent je ne sais quelle sérénité, quel détachement de la passion humaine ; le trouble devient terreur, le plaisir extase.
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Portrait de Auguste Laugel Auguste Laugel La Voix, l’Oreille et la Musique d’après les travaux du physicien allemand Helmholtz

Tout le monde sait que les cordes du violon communiquent leur vibration à une boîte sonore, faite de bois mince et élastique, qui joue le rôle d’un résonnateur. La qualité, le timbre des sons tient non-seulement au coup d’archet, mais encore à l’élasticité plus ou moins parfaite de la caisse sonore, aux nuances les plus délicates de ses courbures. Un mauvais joueur n’arrachera d’un de ces violons que les artistes vénèrent et se disputent que des sons secs et grinçans : un bon violoniste réussira sans peine à tirer d’un instrument médiocre des sons tendres, nourris et onduleux.
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Portrait de Auguste Laugel Auguste Laugel La Voix, l’Oreille et la Musique d’après les travaux du physicien allemand Helmholtz

Ce que nous apercevons de l’oreille au dehors est peu de chose, un simple porte-voix : le secret est au dedans, dans la partie la plus cachée où, de proche en proche et par un véritable dédale, aboutissent les vibrations du dehors. L’oreille ne sent, n’apprécie en aucune façon la forme géométrique des ondes sonores qui viennent mourir contre ses parois ; mais elle jouit de cette étonnante propriété de reconnaître dans l’onde totale toutes les ondes particulières qui la composent. Les ondes simples ou répondant à des notes élémentaires sont seules perçues à l’extrémité de l’appareil auditif.
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