Résumé

Auguste Guillemin Génération de la voix et du timbre…

Dans l'étude précédente nous n'avons pas spécifié la nature intime, la forme exacte du mouvement aérien qui impressionne l'oreille : tout simplement de la connaissance du rythme des mouvements saccadés que la corde vibrante imprime à la table d'harmonie, nous avons conclu à la coexistence de certains sons. Or ce mode d'étude, bien que sommaire et incomplet, est rarement possible. De plus, il doit être toujours insuffisant ; car les meilleures déductions de la théorie ne satisfont pleinement l'esprit que si elles sont sanctionnées par l'expérience.
Source : Gallica

Auguste Guillemin Génération de la voix et du timbre…

Or nous savons que la voix des ventriloques hommes est méconnaissable parce qu'ils élèvent d'une octave le ton de leur voix naturelle. Que serait une voix de femme faisant le contraire des ventriloques et « s'efforçant » de baisser son ton ordinaire d'une octave ? — Elle émettrait évidemment des notes d'un timbre inconnu, qui n'a rien d' « humain », et qui n'est a pas de ce monde » !
Cette explication que nous donnons de l'affaiblissement du son par un effort exagéré d'abaissement du ton est simple et naturelle, tandis que l'explication de Tyndall est tout à fait défectueuse.
Source : Gallica

Auguste Guillemin Génération de la voix et du timbre…

Or Helmholtz a voulu aller plus loin ; il a poussé jusqu'à l'analyse médiate (1) , et il a dit en réalité : tous les sons fondamentaux sont formés des mêmes éléments, qui sont les sons de la série harmonique 1, 2, 3.
J'ai dit « tous les sons fondamentaux », car Helmholtz n'a jamais parlé de la constitution des « sons supérieurs non harmoniques », et cela est une grosse lacune dans sa théorie.
Pourtant au lieu d'y voir une lacune, je suis tout disposé à ne voir dans ces sons supérieurs que des sons simples, et à ajouter : le son fondamental est lui-même un son simple.
Source : Gallica

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